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« Quand les troupes américaines vont-elles entrer en Iran ? » « Le régime des mollahs va-t-il tomber avant le 31 mars ? » Sur le site Polymarket – interdit en France –, qui permet de miser sur des événements à venir, ou non, la guerre au Moyen-Orient passionne les amateurs de sensations fortes et de dollars vite gagnés. Acheter au son du canon, vendre au son du clairon, c’est dépassé : la tendance est de parier au son des avions.

Sur la première place de marchés prédictifs, quelque 529 millions de dollars (458 millions d’euros) d’enjeux avaient ainsi été placés ces dernières semaines pour deviner la date à laquelle les frappes américaines contre l’Iran débuteraient. Les paris sur la guerre attirent « plus d’argent, plus de problèmes », a avoué Shayne Coplan, le fondateur de Polymarket, lors d’une conférence organisée au MIT Sloan samedi 7 mars. Le quasi-trentenaire défend son modèle « innovant » qui autorise les uns à mettre un billet sur la souffrance des autres : « Il existe encore beaucoup de résistance à l’innovation, qui peut sembler dérangeante au premier abord. »

La démarche manquerait-elle d’éthique ? En Californie, des utilisateurs de Kalshi, un concurrent de Polymarket, poursuivent la plateforme, qui a refusé, selon eux, de leur verser environ 54 millions de dollars de gains bien mérités. Ils avaient misé sur le fait qu’Ali Khamenei, le chef suprême iranien mort le 28 février, ne serait plus à son poste le 1er mars, mais Kalshi a invoqué une clause stipulant qu’un décès ne pouvait pas déclencher un profit, ce qui n’était pas clair selon les plaignants.

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