Listen to the article
Pour une start-up, c’est le contrat rêvé. MaiaSpace, la filiale d’ArianeGroup lancée en 2022 pour développer une fusée partiellement réutilisable, a signé, jeudi 15 janvier, un accord avec l’opérateur de satellites de télécommunications Eutelsat, lui assurant une visibilité commerciale jusqu’en 2030. Une grande partie – le nombre exact n’est pas révélé – des 440 nouveaux satellites commandés par Eutelsat à Airbus pour renouveler ou compléter la flotte de sa constellation OneWeb sera mise en orbite par la future fusée.
Le premier tir d’essai de Maia est annoncé pour la fin 2026, avec une année de décalage par rapport au plan initial, du Centre spatial guyanais. Les premiers vols avec des satellites OneWeb à bord devraient ainsi intervenir en 2027. L’accord avec Eutelsat représente au total une dizaine de décollages.
MaiaSpace avait déjà signé deux contrats : l’un, en mars 2025, avec Exotrail pour le lancement d’un véhicule de transfert orbital prévu en 2027 ; l’autre, en novembre 2025, pour la mise en orbite, toujours en 2027, des deux satellites de la mission Toutatis, un système de défense développé par U-Space, un spécialiste des petits satellites, en partenariat avec l’entreprise d’armement MBDA. Mais l’accord avec Eutelsat est d’une autre ampleur. « Il sécurise plus de 50 % de notre carnet de commandes pour les trois premières années d’exercice de Maia », explique Yohann Leroy, président exécutif de MaiaSpace. Son montant reste secret.
Il vous reste 73.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.










14 commentaires
Un contrat avec Eutelsat jusqu’en 2030, c’est un sacré coup de pouce pour MaiaSpace. Reste à savoir si les délais seront respectés.
Oui, le premier tir n’est prévu qu’en 2026. Un peu long, non ?
Dix lancements prévus, c’est déjà un bon début. Vivement la première mise en orbite !
Le secteur spatial français a besoin de ce genre d’inno…
… mais attention à la dépendance technologique avec les partenaires étrangers.
La concurrence est rude, mais Maia pourrait bien trouver sa place. À suivre.
Les retards initiaux ne jouent pas en leur faveur.
Construire une fusée réutilisable est un défi technique. J’espère qu’ils ont anticipé tous les risques.
L’accord avec Eutelsat montre clairement l’intérêt économique de ce projet. Restaurer à voir comment ça se passe.
Cette nouvelle fusée Maia semble prometteuse pour le secteur spatial français. On attend de voir comment elle se comportera en conditions réelles.
MaiaSpace a déjà signé deux autres contrats. La start-up a l’air bien lancée.
Oui, mais rien n’est encore joué. Il faut surveiller les essais.
Intéressant de voir comment les fusées partiellement réutilisables évoluent. Mais est-ce vraiment une révolution ?
C’est une avancée notable, surtout en termes de coûts.