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Toute sa vie il a œuvré à la promotion du cinéma, formant dans ses salles des générations de spectateurs aux grands classiques, américains notamment. La disparition, à l’âge de 85 ans, le 2 janvier, de Jean-Max Causse, exploitant, distributeur et réalisateur, des suites de complications liées à une grippe, clôt une page marquante de l’histoire de la cinéphilie parisienne. C’est à Clermont-Ferrand d’abord que ce natif de Bourg-en-Bresse, militant trotskiste, fait des études de commerce avant de rejoindre la capitale. Là, ce passionné de Hollywood se met à fréquenter assidûment la Cinémathèque française, cocréée par Henri Langlois, qui sera un de ses modèles. Employé dans une société d’assurances, il se lie avec un de ses collègues, Jean-Marie Rodon (1938-2016), avec qui il formera pendant des années un binôme complémentaire et complice.
En 1966, les deux hommes rachètent les dettes d’un rapatrié d’Algérie et se trouvent à la tête de leur tout premier cinéma, l’Action Lafayette, dans le 9e arrondissement de Paris. Pour l’ouverture, ils projettent Un homme est passé, un western de John Sturges. Suivra La Main gauche du seigneur, d’Edward Dmytryk, avec Humphrey Bogart. A l’heure où la Cinémathèque s’ouvre aux filmographies du monde entier, la salle devient le lieu de rendez-vous phare des amateurs de cinéma américain, où les discussions se poursuivent non loin, bien après la fin des projections. Bertrand Tavernier, François Guérif, qui fondera la collection Rivages/Noir, ou Pierre Rissient, autre grande figure de la cinéphilie, font partie des premiers fidèles.
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20 commentaires
Dommage de voir partir un tel pilier de la culture cinématographique parisienne. Qui reprendra le flambeau ?
Les salles indépendantes ont perdu un défenseur acharné du patrimoine cinématographique.
La relève est difficile face à une telle expertise et passion.
Découvrir les salles de Jean-Max Causse était un voyage à travers les grands films. Quelle triste nouvelle.
Ses programmations étaient toujours d une telle diversité et qualité.
Quel hommage à Jean-Max Causse, un homme qui a marqué l’histoire du cinéma. Une perte immense pour les amoureux du 7e art.
Un visionnaire dont l legado perdurera à travers les salles qu il a animées.
Absolument, sa passion pour les classiques américains restera inoubliable.
De l Action Lafayette à tant d autres salles, son empreinte est indélébile. Continuons son travail de mémoire.
Sa passion pour Hollywood transcendait les générations.
85 ans, une vie dédiée au cinéma. Son engagement politique et son amour du 7e art inspireront encore longtemps.
Son militantisme et sa cinéphilie formaient un duo cohérent et passionnant.
Une carrière entamée dans les assurances, finie comme géant du cinéma. Quelle trajectoire impressionnante.
Un exemple de reconversion réussie, portée par la passion.
Le cinéma français perd une figure charismatique. Les générations futures méconnaitront son influence.
Son travail de distribution était aussi important que sa programmation.
La Cinémathèque française lui doit beaucoup. Son héritage cinephile est colossal.
Un modèle pour tous ceux qui s intéressent à la préservation cinématographique.
Je n ai eu la chance de le croiser qu une fois, mais son énergie était contagieuse. Reposez en paix, Mister Cinéma.
C est la marque des grands passionnés, ils illuminent ceux qui les entourent.