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Enraciné dans le bocage mayennais, l’écrivain Jean-Loup Trassard n’a jamais épuisé son désir d’explorer le microterritoire rural qui l’entourait, entre prairies d’embouche et chemins creux. Il vient de s’y éteindre, le 13 janvier, à Saint-Hilaire-du-Maine, à 92 ans, laissant une œuvre littéraire majeure, presque totalement consacrée à ce qu’il appelait modestement « la campagne ».

A travers nombre d’enquêtes de terrain, d’errances poétiques, traduites sous des formes littéraires diverses allant de l’inventaire ethnographique à la célébration, il s’est efforcé d’en dire les inépuisables richesses. Tour à tour documentariste et rêveur, mais également pragmatique exploitant agricole (il faut l’avoir entendu évoquer les vertus de la vache maine-anjou et le mode d’emploi détaillé de l’alambic), Jean-Loup Trassard n’a cessé d’arpenter ses environs immédiats, non sans d’occasionnelles échappées vers d’autres latitudes, celles des drailles du Queyras, comme celles des kolkhozes au temps de la perestroïka.

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