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Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) lance, mercredi 21 janvier, les Etats généraux de la bioéthique. Ce nouveau cycle de consultations et de débats publics vise à nourrir la réflexion du Parlement, appelé à réviser la loi de bioéthique, dont la dernière version date de 2021. Gestation pour autrui, tests génétiques, neurosciences… Jean-François Delfraissy, président du CCNE, évoque les différents sujets qui y seront abordés et l’importance, selon lui, de réfléchir à plus de « sobriété » et d’« équité » en santé. Il souligne que cet exercice de démocratie s’inscrit dans un contexte, politique et numérique, différent de celui dans lequel s’étaient déroulés les précédents Etats généraux, en 2018.

Dans quel contexte s’inscrivent les Etats généraux de la bioéthique ?

Rappelons d’abord que c’est une obligation légale : la loi de bioéthique adoptée en 2021 écrit en toutes lettres que le CCNE doit organiser des Etats généraux tous les cinq ans. Ces Etats généraux sont un moment de démocratie en santé, de démocratie tout court, dans ce monde complexe. Voyez le calendrier politique : les élections municipales se tiennent dans deux mois et la présidentielle, en 2027. Il est important de disposer avant cette dernière d’éléments de réflexion sur les grands sujets sociétaux et médicaux, où la place de la science est centrale.

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