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Les œuvres abstraites de Gerhard Richter sont aussi connues que ses œuvres figuratives – et cette simple remarque pose une question difficile, celle de la coexistence des unes et des autres dans sa création depuis le milieu des années 1960 jusqu’à aujourd’hui. Cette coexistence remet en question l’incompatibilité supposée entre ces deux conceptions de la peinture. Des années 1940 au début des années 1960, il est tenu pour une évidence qu’un peintre peut être d’un côté, ou de l’autre, mais non des deux ensembles, car ils sont ennemis.

La vogue de l’expressionnisme abstrait en Europe – Hans Hartung, Pierre Soulages, etc. – et aux Etats-Unis – Jackson Pollock, Mark Rothko, etc. – a fait de celui-ci le style moderne par excellence, plus moderne même que l’abstraction géométrique, dont les débuts remontent aux années 1910. Et même si Willem De Kooning, figure de l’expressionnisme abstrait, se permet d’alterner compositions gestuelles et nus féminins, cette exception ne suffit pas à remettre en cause les catégories et leur affrontement. A partir de 1960, cette opposition met en présence les abstraits, donc, et des figuratifs d’un genre nouveau, ceux qui captent et recyclent les images de la société contemporaine : le pop art selon Andy Warhol, Richard Hamilton, Martial Raysse – ou Gerhard Richter lui-même.

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10 commentaires

  1. Intéressant de voir comment Richter défie les conventions artistiques en mêlant abstraction et figuration. Une approche vraiment novatrice pour l’époque.

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