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Pour esquisser un portrait de Gerhard Richter, il peut être utile de le rapprocher de celui qui l’a précédé dans les mêmes salles d’avril à août, le Britannique David Hockney. Ils sont presque contemporains, Richter étant né en 1932, Hockney en 1937. Ils sont aujourd’hui très célèbres et leurs œuvres très recherchées et très chères.

Qu’ils ne se ressemblent pas, c’est entendu. Hockney n’a jamais renoncé au dandysme vestimentaire, quand Richter s’habille comme un magistrat ou un banquier. Le premier est disert et reçoit dans son atelier. Le second est peu affable et se borne à répondre aux questions qui lui sont posées de façon laconique. Cette réserve pourrait s’expliquer pour partie par sa première éducation : Richter a connu deux totalitarismes. Né à Dresde en 1932, il a subi le nazisme, puis le communisme, et n’est passé en Allemagne de l’Ouest qu’en 1961, à 29 ans.

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