Listen to the article

0:00
0:00

L’étau se resserre dangereusement autour du Festival international de la bande dessinée (FIBD) d’Angoulême. Probablement décisive, une réunion en visioconférence s’est déroulée, lundi 10 novembre, entre les collectivités locales et le milieu de l’édition afin de trouver une solution à la crise qui ébranle actuellement la manifestation charentaise.

Un tournant s’est fait jour : longtemps divisées sur le sujet, les principales maisons d’édition du secteur ont fait savoir au maire de la ville, Xavier Bonnefont (DVD), et au directeur de cabinet adjoint de la région Nouvelle-Aquitaine, Frédéric Vilcocq, qu’elles boycotteraient la prochaine édition du festival (29 janvier-1er février 2026) − et pas seulement celle de 2027, comme annoncé dans un premier temps − si la société 9e Art + n’était pas exclue de l’appel d’offres lancé par l’association FIBD, propriétaire de l’événement, pour son organisation.

Une fronde sans précédent secoue le monde de la bande dessinée depuis le samedi 8 novembre et l’annonce par l’association FIBD que 9eArt + est toujours en course pour le renouvellement de son contrat de délégation, à partir de 2028 pour une durée de neuf ans. La société dirigée par Franck Bondoux est dans le collimateur de la profession depuis dix mois et la révélation dans la presse d’un grand nombre de dysfonctionnements : opacité comptable, management toxique, dégradations de l’offre artistique, soupçons de népotisme, auxquels s’est ajouté le licenciement d’une salariée après que celle-ci eut déposé plainte pour un viol qu’elle dit avoir subi lors de l’édition 2024 du festival.

Il vous reste 53.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

20 commentaires

  1. Antoine Thomas le

    Ce boycott des maisons d’édition est un coup dur pour le festival d’Angoulême. On attend des expliquerions précises sur cette décision.

  2. Camille Robert le

    Cette crise montre à quel point l’organisation d’un festival est complexe. Les collectivités locales doivent jouer un rôle médiateur.

Laisser une réponse