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L’étau se resserre dangereusement autour du Festival international de la bande dessinée (FIBD) d’Angoulême. Probablement décisive, une réunion en visioconférence s’est déroulée, lundi 10 novembre, entre les collectivités locales et le milieu de l’édition afin de trouver une solution à la crise qui ébranle actuellement la manifestation charentaise.
Un tournant s’est fait jour : longtemps divisées sur le sujet, les principales maisons d’édition du secteur ont fait savoir au maire de la ville, Xavier Bonnefont (DVD), et au directeur de cabinet adjoint de la région Nouvelle-Aquitaine, Frédéric Vilcocq, qu’elles boycotteraient la prochaine édition du festival (29 janvier-1er février 2026) − et pas seulement celle de 2027, comme annoncé dans un premier temps − si la société 9e Art + n’était pas exclue de l’appel d’offres lancé par l’association FIBD, propriétaire de l’événement, pour son organisation.
Une fronde sans précédent secoue le monde de la bande dessinée depuis le samedi 8 novembre et l’annonce par l’association FIBD que 9eArt + est toujours en course pour le renouvellement de son contrat de délégation, à partir de 2028 pour une durée de neuf ans. La société dirigée par Franck Bondoux est dans le collimateur de la profession depuis dix mois et la révélation dans la presse d’un grand nombre de dysfonctionnements : opacité comptable, management toxique, dégradations de l’offre artistique, soupçons de népotisme, auxquels s’est ajouté le licenciement d’une salariée après que celle-ci eut déposé plainte pour un viol qu’elle dit avoir subi lors de l’édition 2024 du festival.
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20 commentaires
Le festival d’Angoulême est un événement culturel majeur. Va-t-il survivre à cette crise ?
Avec tant d’enjeux culturels, on l’espère.
Ce boycott des maisons d’édition est un coup dur pour le festival d’Angoulême. On attend des expliquerions précises sur cette décision.
Oui, cela montre un manque de transparence flagrant. Les organisateurs doivent répondre.
Les maisons d’édition semblent toutes unies dans cette fronde. Un front commun impressionnant.
C’est rare de voir autant d’union dans ce milieu.
9e Art + n’est visiblement pas la bienvenue. Quels sont les arguments concrets de cette exclusion ?
C’est une question légitime. Les éditeurs ont-ils des preuves de mauvaises gestions ?
Cette crise montre à quel point l’organisation d’un festival est complexe. Les collectivités locales doivent jouer un rôle médiateur.
Absolument, le dialogue est essentiel pour sortir de l’impasse.
Le monde de la BD est vraiment ébranlé par cette crise. J’espère qu’une solution rapide sera trouvée.
Espérons que les deux parties trouvèrent un compromis pour le bien de la culture BD.
La situation est tendue, mais ce genre de cris peut parfois mener à des réformes nécessaires.
Oui, parfois une crise permet de revitaliser les choses.
Un boycott de deux éditions consécutives ? Les organisateurs n’ont pas d’autres options ?
Difficile à dire, mais cela montre leur détermination.
Un festival aussi prestigieux ne peut pas se permettre ce genre de tensions. Dommage pour les visiteurs.
Exact, cela pourrait sérieusement nuire à l’image de l’événement.
Je ne comprends pas pourquoi les éditeurs attendent jusqu’en 2026. Agir maintenant serait plus efficace.
Ils veulent peut-être maximiser la pression avant de négocier.