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L’école serait-elle en train de devenir un sanctuaire pour l’architecture ? Depuis quelques années, on ne compte plus les projets surprenants, affranchis des standards qui ont si longtemps figé les typologies dans le secteur scolaire. Dans le seul périmètre de l’Ile-de-France, trois nouveaux établissements témoignent de ce réjouissant regain d’inventivité : le groupe scolaire Simone-Veil à pédagogie innovante de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), qui a valu à la commune, et à l’agence Le Penhuel et associés, de remporter l’Equerre d’argent 2025 ; le groupe scolaire Yvonne-Kerzrého, à Nanterre, réalisé par Sam Architecture ; le groupe scolaire Dominique-Frelaut, à Colombes (Hauts-de-Seine), réalisé par Tectoniques Architectes.

Volumes inspirants, matériaux biosourcés, intégration intérieur-extérieur, mobilier sur mesure et signalétique colorée… Chacun à sa manière exprime un principe de plaisir fort, une rupture nette avec l’absolutisme fonctionnaliste qui a longtemps prévalu à l’éducation nationale. L’architecture de ces trois établissements, et de nombreux autres aujourd’hui (la revue AMC a consacré un hors-série au phénomène à l’automne 2025), cherche à créer du possible, aussi bien pour l’enseignement que pour le bien-être des enfants. L’influence des pédagogies alternatives, de la philosophie des écoles en plein air, est perceptible. Mais, plus largement, ces projets répondent aux conditions de vie des enfants d’aujourd’hui, qui, à la différence de ceux d’hier, qu’on laissait beaucoup plus jouer dehors, passent un temps considérable dans l’enceinte de l’école.

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