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L’industrie du bateau de plaisance a de l’avenir dans l’Empire du milieu. C’est en tout cas la conviction de Richard Liu, le fondateur de JD.com, l’une des principales plateformes de vente en ligne en Chine. Le 25 février, il a annoncé investir personnellement 5 milliards de yuans (619 millions d’euros) dans le secteur du yacht électrique, avec l’objectif de le rendre abordable et high-tech. « J’espère même qu’un jour nous pourrons construire des yachts à 100 000 yuans, afin qu’ils puissent entrer dans les foyers comme le font les voitures, a-t-il déclaré. Les yachts devraient être accessibles pour les salariés ordinaires. »
Baptisée « Sea Expandary », sa nouvelle entreprise est basée à Zhuhai, dans le sud du pays, avec des bureaux à Shenzhen, de l’autre côté de l’estuaire. Elle ambitionne de conquérir les marchés chinois, européen et américain. Pour tenir sa promesse de bateaux tech, « 100 % vert » et low cost, Richard Liu promet une utilisation maximale de l’intelligence artificielle et des robots sur la ligne de production.
La démarche du magnat de la vente en ligne et de la livraison express intervient alors que le marché bourgeonnant des yachts en Chine prend de l’ampleur. Selon des données officielles, le nombre total de yachts enregistrés en Chine est passé d’environ 4 500 à près de 10 000 au cours des trois dernières années. Le marché chinois du yachting, qui inclut la construction des marinas, est estimé à environ 1,5 milliard de dollars (1,27 milliard d’euros) en 2025 et devrait continuer de croître avec un taux annuel de plus de 8 % jusqu’en 2034.
Plages de sable blanc
Ce regain doit beaucoup à Hainan, haut lieu du tourisme balnéaire, devenu zone franche. Cette île province aux plages de sable blanc a notamment supprimé les taxes à l’importation sur les navires destinés au tourisme en 2025.
Mais ce n’est pas la première fois qu’un investisseur chinois se penche sur le secteur. En 2012, une entreprise d’Etat du Shandong rachetait 75 % du capital de l’emblématique constructeur italien Ferretti, pour 374 millions d’euros. A l’époque, le constructeur d’embarcations de luxe était au bord de la faillite et le désir du chinois était d’acquérir des brevets tout en maintenant la production italienne sur place pour préserver son image. L’actionnaire a, depuis, réduit sa participation à 38 % et reproche aux responsables italiens d’être tenu à l’écart des décisions stratégiques.
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11 commentaires
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