Listen to the article

0:00
0:00

Les filles sont-elles « souriantes », « appliquées » et « sérieuses » quand les garçons sont plutôt « sympathiques », « passionnés » et pleins d’« intuition » ? Dans une note publiée mardi 13 janvier, deux chercheuses de l’Ecole d’économie de Paris-Institut des politiques publiques, Pauline Charousset et Marion Monnet, montrent que, à compétences égales, filles et garçons ne reçoivent pas les mêmes appréciations sur leurs bulletins scolaires.

Pour le démontrer, elles ont étudié les appréciations de 600 000 élèves de terminale scientifique, entre 2013 et 2017. Le résultat est sans appel : dans les matières scientifiques, le travail et le comportement des filles et des garçons n’est pas apprécié de la même manière et c’est particulièrement vrai dans les deux disciplines qui mènent aux métiers réputés les plus « masculins », les mathématiques et la physique-chimie. Le phénomène est moins marqué « dans les disciplines scientifiques à dominance féminine (sciences et vie de la terre) » et en lettres, langues et sciences humaines.

Il vous reste 79.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

7 commentaires

  1. Qui aurait cru que des mots comme ‘appliquées’ ou ‘intuitifs’ pouvaient avoir autant d’impact ? Les mots ont un poids, surtout quand ils émanent des professeurs.

  2. Antoine Bernard le

    C’est inquiétant de voir que même dans les matières scientifiques, ces préjugés affectent les appréciations. Cela pourrait décourager certaines filles de poursuivre dans ces domaines.

  3. Chloé Richard le

    Les stéréotypes de genre dans les appréciations scolaires persistent, ce qui peut influencer les choix d’orientation des élèves. Une prise de conscience collective est nécessaire pour changer les mentalités.

  4. Étonnant de constater que ce biais est plus marqué en maths et physique-chimie, alors que ces disciplines devraient être neutres par excellence.

Laisser une réponse