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Le quarantième anniversaire de sa disparition est pour le moins paradoxal. La France célèbre la mémoire du chanteur et musicien Daniel Balavoine, mort à un âge christique (33 ans) dans un accident d’hélicoptère au Mali, le 14 janvier 1986, alors que le parti dont il n’aura cessé de combattre les obsessions pendant sa courte vie – le Front national, rebaptisé Rassemblement national – serait aux portes du pouvoir. Sa figure émerge ainsi du passé sur un mode mélancolique tant ce qu’il représente est aujourd’hui menacé : un homme humaniste, généreux et difficile à intimider.
Avec huit albums enregistrés en une décennie (1975-1985), Daniel Balavoine incarne les engagements d’une gauche rebelle aux appareils dans les années 1980 : soutien à l’association SOS Racisme, créée en 1984 ; parrainage l’année suivante des Restos du cœur, dont il souffla l’idée à son ami Coluche ; défense des droits de l’homme avec Amnesty International ; distribution de pompes à eau pour les populations sahéliennes juste avant sa mort…
L’aura de celui qui affirmait ne pas être un héros est toujours intacte, et sa postérité régulièrement entretenue par les passages en radio de sa vingtaine de tubes, les télé-crochets, les concerts des Enfoirés ou des compilations : une énième, aussi peu originale que son titre, Le Meilleur de Daniel Balavoine, est commercialisée par la maison de disques Barclay à cette occasion. Avec ses amis Jean-Jacques Goldman et Michel Berger (1947-1992), il jouit enfin d’une popularité qui dépasse largement les amateurs de variété française, jusqu’à toucher des rappeurs tels Soprano ou Youssoupha.
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9 commentaires
La célébration de Daniel Balavoine rappelle une époque où l’engagement artistique et humaniste était au cœur de la culture. Son héritage reste très vivant aujourd’hui.
Absolument, et c’est touchant de voir comment ses valeurs résonnent encore près de 40 ans plus tard.
Un chanteur dont l’héritage dépasse largement la musique. Ses actions caritatives étaient tout aussi marquantes.
Peu d’artistes ont su allier talent et engagement aussi efficacement.
Curieux de voir comment une figure aussi engagée est encore aussi populaire. Peut-être un signe que les gens cherchent des modèles inspirants?
Sans doute, Balavoine incarne une forme d’authenticité rare dans le paysage culturel actuel.
Triste constat que ses combats, comme ceux de SOS Racisme, semblent aujourd’hui plus nécessaires que jamais.
Intéressant de noter comment une figure comme Balavoine peut être à la fois mélancolique et porteuse d’espérance.
Oui, sa mémoire nous rappelle qu’il est possible de faire une différence.