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Ils travaillent comme scripts, maquilleurs, ingénieurs du son, chefs de production ou acteurs, comme Romain Duris, pour le film Abracadabra. Ce matin du 6 octobre, toute l’équipe du premier long-métrage du photographe Mathieu César est réunie dans un appartement aux peintures et moquettes fatiguées du quartier de Montparnasse, à Paris.

Le tournage de cette histoire entre un père et son fils, produite par aaa production, débute dans quelques jours. Mais, avant d’investir les plateaux, les intermittents embauchés sur le film sont tenus d’assister à une formation consacrée aux violences sexistes et sexuelles.

Depuis le 1er janvier 2025, une session de deux demi-journées est obligatoire pour toute production de long-métrage et conditionne l’accès aux subsides du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), qui a soutenu le 7e art à hauteur de 314,5 millions d’euros en 2024. Une réponse volontariste du cinéma français aux scandales qui ont éclaboussé le milieu, des affaires Weinstein, qui, aux Etats-Unis en 2017, donnèrent naissance au mouvement MeToo, aux accusations, notamment de viols, portées contre Gérard Depardieu, Roman Polanski ou Benoît Jacquot. Pour la première fois, « M Le magazine du Monde » a pu assister à une de ces formations qui doivent voir défiler les 78 000 intermittents de 600 longs-métrages sur les trois prochaines années.

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6 commentaires

  1. C’est une excellente initiative de rendre cette formation obligatoire, surtout après les scandales récents dans l’industrie cinématographique. Espérons que cela contribuera à un environnement plus sûr et plus respectueux.

  2. Antoine W. Robert le

    Surprenant que cette mesure n’ait pas été mise en place plus tôt, après les affaires Weinstein. En tout cas, c’est un pas en avant nécessaire.

  3. Marie A. Leroy le

    Intéressant de voir comment le CNC conditionne son soutien financier à cette formation. Cela montre une volonté réelle de changement.

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