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« Je me dis parfois que j’ai la plus grande famille du monde », s’amuse Lee Shulman. Impossible, en effet, d’en dénombrer les membres : il y a la petite qui louche derrière ses lunettes papillon, la mamie au fourneau, la belle de sortie en jupe crayon, le père assoupi dans le salon… Et des dizaines de milliers d’autres, aussi anonymes, aussi singuliers. Depuis 2017, l’artiste Lee Shulman s’est lancé dans une drôle de collection, baptisée « The Anonymous Project » : il amasse les diapositives de photographes amateurs après-guerre. Et met en scène cet album de famille démesuré dans des installations.

Le festival PhotoBrussels ne pouvait trouver meilleur ambassadeur pour célébrer ses dix ans. De la cinquantaine d’expositions proposées, qui investissent galeries, hôtels particuliers, lieux alternatifs, « The House », de Lee Shulman, déployée au Hangar, est la plus riche. Et la plus représentative sans doute de l’esprit de l’événement, qui propose un paysage extrêmement varié de la photographie : le collectif de photojournalistes Géopolis met en lumière l’Ukrainien Oleksandr Glyadyelov, l’atelier de portrait vintage Studio Baxton célèbre Dolorès Marat, l’association d’artistes La Nombreuse dévoile l’atelier participatif mené avec des adolescents placés dans des institutions judiciaires.

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14 commentaires

  1. Sophie Q. Robert le

    Interesting update on Au festival PhotoBrussels, Lee Shulman livre un hymne à l’intimité. Curious how the grades will trend next quarter.

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