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Naturelle mais brutale et inattendue, la mort subite touche environ 50 000 personnes par an en France. Améliorer le taux de survie à cet événement, mais aussi l’identification des facteurs de risque pour pouvoir proposer une prévention personnalisée : tels sont les objectifs du cardiologue et épidémiologiste Xavier Jouven, à la tête du Centre d’expertise de la mort subite (CEMS), à l’hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP).
Depuis 2011, le centre recueille tous les cas d’arrêt cardiaque inattendu survenant dans Paris et sa petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne). Grâce à des approches inédites combinant les données du CEMS et d’autres bases, comme celles de l’Assurance-maladie, et des analyses par intelligence artificielle, le chercheur et son équipe de médecins et d’ingénieurs ont découvert des profils de risque peu connus associés aux morts subites. Un premier pas vers une prédiction à la « minority report » de ces accidents ? Entretien.
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14 commentaires
Ces découvertes pourraient vraiment changer la donne pour les patients à risque. Félicitations à l’équipe !
50 000 cas par an en France, c’est énorme. Ces recherches sont vraiment nécessaires.
Un domaine de recherche prometteur, mais encore beaucoup de chemin à parcourir pour une application généralisée.
Un article passionnant sur les avancées médicales grâce à l’IA. J’espère que ces recherches seront bientôt accessibles à tous.
Un entretien fascinant. La prévention personnalisée est l’avenir de la médecine, semble-t-il.
L’IA et les grandes bases de données pourraient révolutionner la médecine préventive. Un grand espoir !
Absolument, mais il faut aussi veiller à la protection des données personnelles.
Personnaliser la prévention me semble une excellente idée, mais comment éviter les fausses alertes ?
C’est un défi important, mais l’amélioration des algorithmes pourrait y remédier.
Comment l’IA peut-elle analyser des données aussi complexes pour identifier des profils de risque ?
C’est en combinant plusieurs sources de données qu’on obtient des résultats précis.
Intéressant d’analyser les données pour prévenir la mort subite, mais est-ce que cela ne soulève pas des questions éthiques ?
C’est vrai, mais l’objectif reste de sauver des vies, non ?
Avec les progrès en IA, on pourrait bientôt prédire des risques que nous n’imaginions même pas il y a quelques années.