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C’est l’une des réactions à l’enquête sur les défaillances du périscolaire dévoilées jeudi dans l’émission « Cash Investigation ». Alors que plusieurs candidats la Mairie de Paris dénoncent des « dysfonctionnements systémiques » et « des manquements inadmissibles », la Ville de Paris réagit. Elle a publié un communiqué, vendredi 30 janvier, dans lequel elle annonce avoir suspendu avec effet immédiat deux animatrices de l’école Saint-Dominique (7e) et confié une enquête administrative à l’inspection générale de la Ville après la diffusion de ces images montrant des violences à l’encontre d’enfants.

Elle ajoute qu’un signalement au parquet a été émis dans le cadre de l’article 40 du code de procédure pénale, qui prévoit que toute autorité ayant connaissance d’un crime ou d’un délit doit en informer la justice, et le dépôt d’une plainte. Le service départemental de la jeunesse, de l’engagement et des sports a également été saisi et pourrait interdire aux personnes identifiées d’exercer auprès d’enfants.

Elle signale qu’« un premier temps d’échange a pu avoir lieu avec les parents de l’école hier et [qu’]une réunion organisée par la Ville et la mairie du 7e arrondissement s’est tenue ce jour ». La mairie signale qu’une cellule d’écoute psychologique, assurée par des professionnels de la protection de l’enfance, a été mise en place pour les parents (01 87 66 36 42). « La Ville de Paris partage la colère provoquée par ces images inadmissibles » et « continuera d’agir avec la plus grande fermeté contre toute forme de violence et de maltraitance à l’égard des enfants », ajoute la municipalité dans son communiqué.

Depuis novembre, Paris déploie un plan d’action renforcé comprenant une formation obligatoire de tous les encadrants, des procédures de recrutement durcies et un meilleur suivi des signalements en coordination avec le rectorat. Enfin, le budget 2026 prévoit 63 postes supplémentaires et des moyens renforcés pour la formation et l’encadrement des équipes périscolaires.

Le secteur périscolaire dépendant des mairies, Paris a annoncé en décembre 2025 la nomination d’une Défenseure des enfants, Dominique Versini – ancienne Défenseure des enfants au niveau national (2006-2011) –, qui peut être saisie par e-mail ([email protected]). En cas de situation de danger, elle « orientera immédiatement la saisine vers la cellule de recueil des informations préoccupantes ou vers la justice », selon la mairie.

Plusieurs signalements par le ministre de l’éducation nationale

Pour sa part, Edouard Geffray, le ministre de l’éducation nationale, a annoncé vendredi « procéder ce jour à plusieurs signalements sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale » à la justice après la diffusion de cette enquête qui s’intéresse aux défaillances du périscolaire, notamment à Paris, mais aussi à des dysfonctionnements et violences dans des établissements privés catholiques sous contrat, en se penchant sur le cas de l’Institution Champagnat à Issenheim (Haut-Rhin) et de l’établissement scolaire L’Espérance à Sainte-Cécile (Vendée).

« Pour ce qui relève des pouvoirs administratifs de l’éducation nationale, j’engage également sans délai les procédures de contrôle et de sanction. Une seule ligne : ne rien laisser passer », a-t-il ajouté, sans préciser quels établissements ou personnels seraient visés.

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