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Un comprimé par jour. C’est aujourd’hui la norme des traitements antirétroviraux pour les personnes atteintes du VIH. Cette avancée du début du siècle a amélioré la prise en charge et l’observance du traitement par les patients. Pourtant, certains d’entre eux, souvent contaminés au début de l’épidémie, n’y ont toujours pas accès. Le virus a développé au cours du temps des résistances à certaines molécules, empêchant la prise de ce type de thérapies.
Un article publié dans la revue médicale The Lancet mercredi 25 février, et dont les résultats ont été présentés à la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes à Denver, propose une nouvelle association de molécules à destination de cette catégorie de patients. L’étude, conduite par Chloe Orkin, professeure de médecine à l’université Queen Mary de Londres, évalue l’effet combiné du bictégravir et du lénacapavir, deux médicaments déjà commercialisés sous d’autres formes par le laboratoire Gilead Sciences, également promoteur de l’étude.
Le bictégravir bloque l’intégration de l’ADN du virus à celui de la cellule infectée. Il entre déjà dans la composition du Biktarvy, une combinaison de trois molécules qui fait partie des trithérapies les plus utilisées, et ne fait apparaître que peu de résistances chez le virus. Le lénacapavir interagit quant à lui avec l’enveloppe virale afin d’éviter l’entrée du virus dans la cellule-cible ou d’empêcher la synthèse d’une nouvelle enveloppe lors de la réplication du virus. « Il a surtout un but préventif, par injection tous les six mois, puisqu’il permet d’éviter la contamination par le VIH », précise Jean-Michel Molina, professeur à l’université Paris Cité et chef de service à l’hôpital Saint-Louis, à Paris. L’association des deux molécules permettrait de remplacer les traitements chez les patients présentant des résistances aux trithérapies actuelles.
« Un progrès »
Pour évaluer l’intérêt de cette nouvelle bithérapie, les chercheurs ont réalisé un essai clinique sur 557 participants. Celui-ci visait à vérifier si la prise de ce comprimé obtenait des résultats au moins similaires à ceux du traitement habituel. « C’est un essai qui va dans le sens d’une simplification de la prise en charge chez des personnes qui ont une longue histoire d’infection par le VIH », souligne Laurence Meyer, professeure et cheffe de service aux Hôpitaux universitaires Paris-Sud. Les participants présentaient un âge médian de 60 ans et une durée de traitement médiane de vingt-huit ans. Et 81 % d’entre eux avaient un historique de résistance aux médicaments antirétroviraux.
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7 commentaires
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