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Sonnez clairons. Résonnez cuivres. Les deux géants miniers, l’anglo-australien Rio Tinto et le suisse Glencore, sont de nouveau au charbon pour consolider un secteur dont les enjeux géopolitiques, illustrés par les obsessions de Donald Trump, feraient presque oublier les impératifs industriels. Les deux groupes ont annoncé, jeudi 8 janvier, des « discussions préliminaires » en vue d’« un possible rapprochement d’une partie ou de toutes leurs activités ».
De quoi créer un nouveau numéro un mondial des mines, devant l’australien BHP, avec une capitalisation boursière supérieure à 200 milliards de dollars (172 milliards d’euros). Cette opération pourrait prendre la forme d’une acquisition de Glencore par Rio Tinto, dont la valeur boursière est trois fois celle de sa cible. L’anglo-australien a jusqu’au 5 février pour déposer une offre, ou il devra attendre six mois, compte tenu des règles du London Stock Exchange où il est coté.
Les deux tourtereaux du zinc et de la limonite avaient déjà flirté en 2024. Ces pourparlers n’avaient pas abouti en raison de divergences sur le prix, mais aussi à cause de la présence de Glencore dans le charbon. Rio Tinto, en effet, s’est extrait en 2018 de cette activité néfaste pour l’environnement. Nombre de ses actionnaires pourraient ne plus le rester si le groupe minier faisait marche arrière, compte tenu de leur politique d’investissement.
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14 commentaires
Si cette fusion aboutit, elle pourrait redéfinir les équilibres géopolitiques dans le secteur minier.
Une fusion entre Glencore et Rio Tinto pourrait effectivement bouleverser le paysage minier mondial. Mais les enjeux géopolitiques risquent de compliquer la donne, surtout avec les tensions actuelles.
C’est vrai, le secteur minier est de plus en plus influencé par les relations internationales.
Pensent-vous que les réglementations pourraient finalement bloquer ce rapprochement ?
La capitalisation boursière de 200 milliards de dollars est impressionnante. Mais comment cela se traduira-t-il concrètement pour les employés ?
Le charbon semble être le principal obstacle. Rio Tinto a déjà quitté ce secteur, alors pourquoi revenir en arrière ?
C’est une question pertinente, surtout avec la pression croissante pour la transition énergétique.
Cette opération créerait un géant capable de rivaliser avec BHP. Intéressant de voir comment les actionnaires réagiront.
Les actionnaires de Rio Tinto pourraient être tentés par cette opportunité de consolidation.
Les discussions préliminaires sont toujours en cours. Rien n’est encore joué, mais l’idée est intrigante.
Reste à voir si les divergences sur le prix seront surmontées cette fois.
Une fusion pareille pourrait-elle accélérer la transition énergétique ou la ralentir, compte tenu des activités de Glencore ?
Glencore et Rio Tinto ont déjà échoué une fois. Qu’est-ce qui garantit que cela marchera cette fois-ci ?
Les dynamiques du marché ont peut-être suffisamment changé pour justifier une nouvelle tentative.