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LCP – MERCREDI 12 NOVEMBRE – 20 H 40
Alerté par des cris, le 13 novembre 2015 à 21 h 50, Daniel Psenny se penche par la fenêtre de chez lui, qui donne sur le passage Saint-Pierre-Amelot, dans le 11e arrondissement de Paris. Des gens hurlent, gémissent, certains courent, d’autres restent au sol. Alors journaliste au Monde, il filme, par réflexe, avec son smartphone. Sa vidéo (d’une durée de six minutes mais dont seulement une minute trente avaient jusqu’à présent été montrées) va faire le tour des médias du monde entier pour témoigner des attentats perpétrés au Bataclan.
Cette même nuit, d’autres tueries ont été commises aux terrasses de cafés et restaurants des 10e et 11e arrondissements, ainsi qu’au Stade de France, à Saint-Denis. Ces attentats causèrent 132 morts, 413 blessés et des milliers de victimes.
Sur les images captées par Daniel Psenny, on voit notamment une femme, suspendue dans le vide, lancer à plusieurs reprises un appel de détresse : « Je suis enceinte, aidez-moi ! » Avec le temps, identifier « la femme enceinte » s’impose au journaliste comme une nécessité. Cette quête constitue le point de départ du documentaire diffusé sur LCP, coproduit par Premières Lignes. Pour le concevoir, Daniel Psenny a enquêté plusieurs années afin de retrouver, outre cette jeune femme, les personnes que l’on distingue sur sa vidéo. Un travail long et complexe. « Beaucoup sont mortes », explique le journaliste, coréalisateur du film avec Franck Zahler. Sur les dix qu’il parvient au final à contacter, sept ont accepté de répondre à ses questions, en face-à-face.
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12 commentaires
Des années plus tard, il est important de remercier les journalistes comme Daniel Psenny qui ont bravent le danger pour témoigner.
Tout à fait d’accord, leur travail est souvent sous-estimé et ingrat.
J’espère que ce reportage permettra de retracer le parcours de cette femme et d’apporter un peu de lumière dans son histoire.
Un témoignage poignant qui nous rappelle l’horreur de ces événements. Je me demande comment ces victimes ont pu se reconstruire après un tel trauma.
C’est un sujet qui soulève beaucoup de questions sur le soutien aux victimes en post-attentat.
La réparation est différente pour chacun, certains trouvent leur voie, d’autres luttent encore.
Ce documentaire a l’air essentiel pour comprendre l’impact humain de ces attaques.
J’espère qu’il sera largement diffusé pour sensibiliser le public.
Absolument, c’est un devoir de mémoire.
Je ne comprends pas comment on peut ne pas penser à une femme enceinte qui appelle à l’aide dans une telle situation de chaos.
Le cerveau humain a du mal à traiter l’absurdité dans ces moments de panique.
Un tel sujet mérite toute notre attention et notre respect. Ce sont des histoires qui ne doivent pas être oubliées.