Listen to the article
C’est l’aboutissement de la remise en cause de la stratégie vaccinale américaine engagée par le ministre de la santé Robert Francis Kennedy Jr depuis sa nomination il y a presque un an. La liste des vaccins officiellement recommandés aux enfants américains est passée de 17 à 11, lundi 5 janvier, à la suite d’une décision prise unilatéralement par les représentants des autorités sanitaires nommés par Donald Trump, sans consultation préalable du comité consultatif sur les pratiques de vaccination. Ce changement, le plus important à ce jour dans les pratiques de santé publique introduites par M. Kennedy, fait craindre à de nombreux experts une accélération de la perte de confiance dans les vaccins et la résurgence de maladies aux Etats-Unis. Une décision largement critiquée par les sociétés savantes et organisations de médecins.
Dès le 5 décembre 2025, le président Trump avait demandé à M. Kennedy d’aligner le calendrier vaccinal américain sur celui d’autres pays riches, citant le Danemark, l’Allemagne et le Japon qui protègent leurs nourrissons contre 10 à 15 maladies. Aux Etats-Unis, seuls les Etats peuvent rendre certains vaccins obligatoires, mais ils s’appuient sur les recommandations émises au niveau fédéral, qui conditionnent également le remboursement des doses. « A première vue, les nouvelles recommandations semblent raisonnables, car elles sont similaires à celles émises par plusieurs comités européens sur la vaccination », souligne Reinhard Berner, expert en maladies infectieuses pédiatriques en Allemagne et président de la Stiko, le comité indépendant qui recommande les vaccins pour les Allemands.
Il en va ainsi de la décision de sortir la vaccination contre le Covid-19 ou la grippe saisonnière du package des injections recommandées aux enfants. Concernant le Covid-19, les Etats-Unis faisaient jusque-là figure d’exception, le vaccin étant principalement proposé aux adultes dans les autres pays, notamment européens. Pour ce qui est de la grippe, si de nombreux pays comme le Canada, l’Autriche ou le Royaume-Uni recommandent la vaccination dès 6 mois, d’autres pays européens comme la France et l’Allemagne ne poussent pas pour cette injection. A la différence près qu’aux Etats-Unis, les dernières saisons grippales ont été particulièrement sévères, entraînant la mort de 289 enfants en 2024-2025 et déjà neuf pour cette saison 2025-2026.
Il vous reste 68.72% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.








17 commentaires
Alignement sur d’autres pays ou pas, cette réduction brutale de vaccins obligatoires est inquiétante.
Et si cela ne crée que plus de confusion chez les parents ?
Il est surprenant de voir une politique de santé aussi importante changer sans consultation approfondie. Les risques sont élevés.
Personne ne semble savoir si cette décision va vraiment protéger les enfants ou les exposer davantage.
Les recommandations non vérifiées peuvent mener à des situations dangereuses pour la santé des enfants.
Réduire la liste des vaccins obligatoires aux États-Unis semble risqué. On pourrait assister à un retour de maladies évitables.
Comment vont réagir les parents ? Certaines familles vont peut-être refuser toute vaccination.
Une mesure basée sur de simples déclarations politiques plutôt que sur des preuves scientifiques ?
Combien de parents vont faire confiance à cette nouvelle directive ?
Cette décision unilatérale des autorités sanitaires suscite beaucoup d’inquiétudes. La santé publique pourrait en payer le prix.
Surtout sans consultation avec les experts. Est-ce vraiment le meilleur choix ?
La résurgence de maladies telles que la poliomyélite pourrait bientôt être une réalité aux États-Unis.
C’est triste de voir des progrès sanitaires remis en question.
Sans expertises en consultation, les décisions politiques auront-elles un impact négatif sur la population ?
La santé publique ne devrait pas être un sujet de compromis.
Les выпускавающих professionnels s’inquiètent à juste titre. Une perte de confiance majeure pourrait suivre.
Les maladies récurrentes pourraient revenir en force.