Listen to the article
« C’est totalement fou. C’est dingue de faire autant de kilomètres pour un match entre deux équipes italiennes en Australie », a réagi, mardi 7 octobre dans Le Figaro, le milieu de terrain de l’AC Milan et international français Adrien Rabiot. Saisie cet été par les fédérations espagnole et italienne, l’Union européenne des associations de football (UEFA) a donné, la veille, son accord – « à contrecœur », précise l’instance – à la délocalisation de deux matchs de championnats nationaux : Villarreal-Barcelone, programmé le 20 décembre à Miami (Floride), et AC Milan-Côme, prévu le 8 février 2026 à Perth (Australie). Une première dans l’histoire du ballon rond européen, qui pourrait faire école.
Jusqu’ici, seuls des matchs amicaux, de gala ou relatifs à des compétitions de moindre importance avaient été délocalisés. Ainsi en sera-t-il, le 8 janvier, au Koweït, du Trophée des champions, qui opposera le Paris Saint-Germain (PSG) à l’Olympique de Marseille (OM). L’UEFA justifie sa décision « exceptionnelle » par des « lacunes réglementaires au niveau mondial » et ne souhaite pas la reproduire, si l’on en croit son président, Aleksander Ceferin. Cette décision « ne doit en aucun cas être considérée comme un précédent, affirme le Slovène. Notre engagement est clair : protéger l’intégrité des championnats nationaux et veiller à ce que le football reste ancré dans son environnement d’origine ».
Il vous reste 79.93% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.









9 commentaires
Un match de Serie A en Australie, ça fait beaucoup. Où s’arrêtera la folie ?
Le football devient un produit global, mais perd-il son identité en s’éloignant de ses racines ?
Les joueurs font des kilomètres pour des matchs mineurs, quelle perte de temps et d’énergie.
Mais c’est surtout une perte pour le spectacle.
L’UEFA semble réticente, mais les clubs y voient peut-être une opportunité financière.
L’argent est roi, même en football.
Les délocalisations de matchs pourraient gagner du terrain, mais est-ce vraiment bénéfique pour le sport ?
Les revenus supplémentaires sont tentants, mais le charme des stades locaux est irremplaçable.
Est-ce que ces délocalisations vont influencer les audiences télévisuelles en Europe ?