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A quoi ressembleront les barrières de glace du continent blanc dans les siècles à venir ? Dans une étude publiée mercredi 29 octobre dans la revue scientifique Nature, une équipe internationale de six scientifiques a cherché à modéliser l’avenir des principales plateformes de glace qui flottent sur l’Antarctique. Ces extensions de la calotte continentale, qui absorbent une partie de l’écoulement de la glace vers l’océan et limitent ainsi la hausse du niveau marin, sont en effet mises en péril par le changement climatique.

Les modélisations des chercheurs montrent que leur pérennité dépend fortement de la diminution des émissions anthropiques de gaz à effet de serre. Les six scientifiques ayant participé à l’étude ont évalué l’impact de plusieurs trajectoires d’émissions de gaz à effet de serre issues du dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), en 2021. Ils ont notamment travaillé sur la plus pessimiste d’entre elles, qui implique une élévation des températures de la planète d’environ 8 °C par rapport à l’ère préindustrielle, d’ici à 2150.

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6 commentaires

  1. Les plateformes glaciaires agissent comme des freins naturels pour la fonte. Leur disparition accélérerait considérablement la hausse du niveau marin. Un cercle vicieux à éviter à tout prix.

  2. Les résultats de cette étude soulignent à nouveau l’importance cruciale de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Sans action massive, les conséquences pour les plateformes glaciaires pourraient être catastrophiques.

    • Camille Moreau le

      Tout à fait d’accord, chaque degré de réchauffement compte. Espérons que les politiques internationales prendront enfin des mesures à la hauteur de l’urgence.

    • Sophie X. Bernard le

      Mais est-ce vraiment réaliste d’imaginer un scénario si pessimiste ? Les modèles ont souvent été trop alarmistes dans le passé.

  3. Une hausse de 8 degrés d’ici 2150, c’est difficile à imaginer. Même dans le pire des cas, nos sociétés devraient-elles déjà préparer des solutions adaptatives ?

    • Les sociétés côtières devront effectivement s’adapter, mais rien ne remplace la réduction des émissions pour limiter les dégâts à la source.

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