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CANAL+ – À LA DEMANDE – SÉRIE

Au commencement était une « idée » d’Abdel Raouf Dafri. Qui en fit un scénario avec Nicolas Peufaillit, lequel fut repris par Jacques Audiard et Thomas Bidegain. Comme ceux de la Bible, le prophète de la maison centrale est issu d’une généalogie complexe. Le voici qui renaît, dix-sept ans après la présentation d’Un prophète à Cannes. Abdel Raouf Dafri et Nicolas Peufaillit se sont réapproprié le matériau, l’ont ancré dans une géographie qui restait floue chez Jacques Audiard – cette fois, on est à Marseille, entre la prison des Baumettes, les quartiers nord et les rues du troisième arrondissement où vit une bonne partie de la communauté comorienne.

En ce qui concerne l’histoire, le premier épisode d’Un prophète, version 2026, commence par l’effondrement d’un immeuble vétuste du centre-ville. Des décombres, on extrait Malik El Djebena. C’était déjà l’état civil du personnage que jouait Tahar Rahim. Cette fois, Malik est d’origine mahoraise. En le soignant, les urgentistes trouvent des préservatifs remplis de drogue dans son estomac ; la police et la justice l’envoient aux Baumettes où il arrive presque en même temps que Massoud Djebbari (Sami Bouajila), homme d’affaires qui se partage entre l’immobilier (l’immeuble insalubre faisait partie de son parc) et le commerce de stupéfiants.

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