Listen to the article

0:00
0:00

Le policier n’aura pas su convaincre le tribunal judiciaire de Paris. Le gardien de la paix Ludovic C. a été condamné, lundi 12 janvier, à huit mois de prison avec sursis. Ce fonctionnaire de la compagnie de sécurisation et d’intervention 75 se voit reprocher deux tirs au lanceur de balles de défense (LBD), le 9 janvier 2020, lors d’une manifestation parisienne contre le projet de réforme des retraites.

Le premier tir avait atteint Moukran S., 71 ans, qui se trouvait au contact d’un cordon policier, dans lequel se trouvait Ludovic C., qui a affirmé en audition avoir tiré après qu’un de ses collègues avait cassé sa matraque sur Moukran S. « A ce moment-là, il y a une brèche qui se crée (…), les boucliers ne parvenaient plus à tenir en place et le dispositif n’était plus hermétique (…). Pour moi, les collègues étaient très dangereusement exposés », a-t-il affirmé à l’inspection générale de la police nationale (IGPN).

Le second tir, quelques minutes plus tard, avait touché Peter B., 46 ans. Le manifestant, qui se trouvait esseulé, à un peu plus d’une dizaine de mètres du fonctionnaire, venait alors de repousser du pied un palet lacrymogène. Pour Ludovic C., qui affirme l’avoir vu préalablement faire mine de ramasser des projectiles pour les jeter, Peter B. a tapé dans ce palet « dans le but de nous porter préjudice et de nous “incapaciter” (…), de nous désorganiser afin de nous mettre en difficulté. J’ai défendu mon unité, afin de faire cesser ces atteintes multiples dont la compagnie [était] victime. »

Il vous reste 59.27% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

7 commentaires

  1. Antoine N. Richard le

    Huit mois avec sursis, c’est une peine plutôt légère pour des tirs non réglementaires. J’aurais espéré un signal plus fort.

  2. Ce cas rappelle l’importance d’un débat sur l’équipement des forces de police. Les LBD sont-ils adaptés à toutes les situations ?

  3. Camille Durand le

    Ces incidents montrent à quel point l’usage des LBD peut être controversé. Comment éviter de tels excès à l’avenir ?

Laisser une réponse