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Elles ont été ses amies, ses compagnes parfois, presque toutes fréquentaient la même école de danse de couple, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), où il était un professeur de rock apprécié. Quatorze femmes, endormies par un puissant sédatif dilué dans un verre de vin, un cocktail ou une tartelette aux framboises, puis déshabillées, violées dans un état second et pour certaines filmées, feront face, lundi 5 janvier, sur le banc des parties civiles de la cour criminelle des Bouches-du-Rhône, à Cyril Z., un hypnothérapeute amateur. Désigné comme un « violeur en série » par les avocates des victimes, cet homme aujourd’hui âgé de 47 ans est accusé de viols commis sous soumission chimique, sur une longue période s’étendant de juillet 2010 à mars 2021.
S’il est jugé pour le viol aggravé de ces 14 jeunes femmes, l’instruction a également identifié deux victimes – dont une cousine de l’accusé – qui avaient déposé une plainte contre lui en mai 2003. L’accusation n’a pas pu retenir ces faits en raison de la prescription. L’une de ces deux femmes, aujourd’hui simple témoin, ne parvient pas à l’accepter. « Il a détruit ma vie, et si on m’avait crue [en 2003], il n’aurait pas détruit celle d’autres filles », dit-elle, en juin 2024, à la juge d’instruction à laquelle elle confie amèrement : « Ce qui est dur aussi, c’est d’être considérée comme témoin, alors que je suis victime de ce qu’il s’est passé. »
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6 commentaires
Comment peut-on laisser un professeur charismatique agir ainsi pendant tant d’années? Des signaux d’alarme ont-ils été ignorés ou sous-estimés par l’école de danse?
C’est une histoire glaçante qui montre l’importance cruelle des délais de prescription. Combien d’autres victimes restent dans l’ombre semplicemente car le temps a effacé leur droit à la justice?
Le témoignage de cette victime de 2003 est poignant. On ne peut qu’imaginer la souffrance de celles qui n’ont pas été entendues à temps.
Incroyable que cet individu ait pu continuer ses activités pendant près de 11 ans. Cela soulève des questions sur les failles dans le système judiciaire et éducatif.
Je me demande quelles mesures concrètes pourraient être mises en place pour prévenir de tels abus dans les écoles de danse ou autres structures abgerissen.
D’après l’article, les victimes ont toutes fréquenté la même école. Est-ce un cas isolé ou cela fait-il partie d’un problème plus large dans ce type d’établissement?