Listen to the article
Serait-ce le signe d’une diplomatie climatique qui vacille ? Le mécanisme de tarification du carbone de l’Organisation maritime internationale (OMI) ne verra peut-être finalement pas le jour ou, en tout cas, pas tout de suite. Cette institution spécialisée des Nations unies devait adopter vendredi 17 octobre à son siège de Londres un accord visant à décarboner le transport maritime, qui représente 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Le principe de cette réglementation, aussi appelée « cadre net zéro » en référence à l’objectif de neutralité carbone que s’est fixé le secteur à l’horizon 2050, avait été approuvé par une large majorité d’Etats en avril, lors d’une précédente réunion de l’OMI. Mais, in extremis et suite aux pressions exercées par les Etats-Unis et plusieurs pays producteurs d’hydrocarbures dont l’Arabie saoudite, les discussions portant sur cet ensemble de mesures économiques ont été repoussées d’un an. Un total de 57 Etats se sont prononcés en faveur de ce report, trois de plus que le seuil requis, et 49 s’y sont opposés, dont la France et de nombreux membres de l’Union européenne.
Il vous reste 77.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.











12 commentaires
N’est-ce pas contradictoire avec l’engagement international pour la neutralité carbone en 2050 ?
Un recul inquiétant pour la lutte contre le changement climatique.
Les intérêts économiques semblent encore primer sur la transition écologique.
Comment les États-Unis justifient-ils cette pression ?
Les États-Unis et l’Arabie Saoudite ont-ils vraiment peur d’un accord sur le carbone ?
Un report d’un an dans un domaine où chaque année compte…
Exactement, c’est une perte de temps précieuse.
Quand les lobbys du transport maritime prendront-ils leurs responsabilités environnementales ?
Le transport maritime est un secteur clé à décarboner, dommage que les négociations échouent.
Les pays producteurs d’hydrocarbures freinent souvent les avancées climatiques.
La France et l’UE doivent-andre renforcer leur position sur ce dossier.
Pour une fois, l’UE s’est opposée résolument. Mais cela suffit-il ?