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Juillet 2021, péninsule d’Afungi, nord-est du Mozambique. Le mégaprojet de gaz naturel liquéfié que pilote TotalEnergies est à l’arrêt depuis trois mois, après une attaque terroriste particulièrement meurtrière. Sur la concession désertée, des soldats en armes assurent la sécurité des infrastructures. Ils appartiennent à la Joint Task Force (JTF), une unité militaire née d’un accord entre le Mozambique et le géant français des hydrocarbures.

Mais sous couvert de ce mandat de protection, ces soldats vont se livrer à des actes de violence et de barbarie, qui n’auraient peut-être jamais été révélés sans le travail d’investigation de Politico puis de la cellule d’enquête vidéo du Monde, associée au collectif d’investigation SourceMaterial.

Des dizaines d’hommes de tous âges, qui fuyaient la milice d’Al-Chabab avec leurs familles, vont se retrouver séquestrés dans des conteneurs métalliques à l’entrée du site. Ils y seront maintenus affamés, frappés et torturés, selon des témoignages corroborés par des vidéos et des images satellites. Pour certains, l’enfer durera jusqu’en septembre 2021. Au moins cinq d’entre eux seront tués, de nombreux autres déclarés disparus.

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16 commentaires

  1. Chloé L. Martin le

    Les allégations contre TotalEnergies sont graves et méritent une enquête approfondie. La sécurité des populations doit être une priorité absolue.

  2. Un cas tragique qui soulève des questions sur le rôle des multinationales dans les zones de conflit. Les entreprises doivent être plus transparentes.

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