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L’annonce est tombée, lundi 23 février au soir, par un message posté sur son compte X. Dix ans après avoir fait résonner la Marseillaise lors des Jeux olympiques de Rio 2016, y décrochant le titre des super-lourds (+ 91 kg), le boxeur français Tony Yoka s’y dit « fier de pouvoir faire rayonner la République démocratique du Congo [RDC] aux yeux du monde », incluant une photo de sa nouvelle licence sportive sous les quelques lignes de texte.

C’est donc la RDC, pays dont est originaire son père, que le Parisien de 33 ans représentera désormais sur le ring. Avec, en ligne de mire un nouveau sacre aux Jeux de Los Angeles (Californie), en 2028, à en croire le ministre congolais des sports, Didier Budimbu, qui a précisé sur le même canal, les prochains objectifs de l’athlète. Depuis 2016, les boxeurs professionnels sont autorisés à disputer les JO, jusqu’alors réservés aux amateurs.

Tony Yoka avait publié, quelques jours plus tôt, sur Instagram, une série de clichés de lui en République démocratique du Congo, dont plusieurs aux côtés du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. « Nous saluons ce choix de cœur qui marque la volonté de renaissance de notre boxe sur la scène internationale », a écrit le ministre Didier Budimbu sur X, se félicitant de ce qu’il décrit comme un « renfort de taille » pour la discipline. Kinshasa, la capitale du pays (alors appelé Zaïre), avait accueilli la Rumble in the Jungle (« La baston dans la jungle ») en 1974, combat historique ayant opposé les Américains Mohamed Ali et George Foreman pour la ceinture de champion du monde poids lourds.

Série de trois défaites entre 2022 et 2023

Le boxeur, qui s’est aussi rendu auprès des licenciés du club de Kasangulu, dans la province du Kongo central (est), doit par ailleurs s’investir dans une « académie décidée », pour « former l’élite de demain », précise le ministre des sports.

Considéré comme le fer de lance de la boxe en France après son titre olympique – et réclamant alors « la même chose au niveau mondial », Tony Yoka n’avait su tenir sur le ring les promesses qui l’entouraient. Sa « Conquête » scénarisée par son partenaire Canal+, visant à suivre son ascension vers le titre mondial, avait été déroutée, en raison d’une suspension d’un an pour « manquements aux règles antidopages », puis d’une série de trois défaites entre 2022 et 2023, contre des adversaires loin des meilleurs poids lourds de la planète – le Congolais Martin Bakole, le Franco-camerounais Carlos Takam et le Belge Ryad Merhy. Un « très, très long tunnel » ayant fragilisé sa confiance et l’ayant fait tomber pour de bon de son piédestal.

Depuis, Tony Yoka a renoué avec le succès, lors de combats moins médiatisés – notamment en mai 2025 face au Russe Arslan Yallyev, à Paris. Ayant changé de promoteur – il collabore désormais avec le Britannique Frank Warren, promoteur notamment des Anglais Tyson Fury et Daniel Dubois –, le boxeur ouvre désormais une nouvelle page de sa carrière, sous les couleurs du pays d’origine de son père.

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15 commentaires

  1. Interesting update on Tony Yoka, champion olympique de boxe avec la France à Rio 2016, change de nationalité sportive. Curious how the grades will trend next quarter.

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