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Le suspense a été tué à 78 kilomètres de l’arrivée. Dans les forts pourcentages du Monte Sante Marie, Tadej Pogacar a placé une ultime accélération. Juste ce qu’il fallait pour lâcher le Français Paul Seixas, resté quelques secondes dans la roue du champion du monde. L’arrivée de cette édition 2026 des Strade Bianche, classique cycliste italienne sillonnant les vignobles et les chemins blancs de Toscane, a ressemblé à s’y méprendre à celle de 2024 : une victoire du Slovène au terme d’un long raid en solitaire.
Tadej Pogacar lance à peine sa saison qu’il marque déjà un peu plus l’histoire de son sport : en levant les bras à Sienne, il est devenu le seul à s’être adjugé l’épreuve à quatre reprises (2022, 2024, 2025 et 2026). « Mon bilan [sur les Strade Bianche] est plutôt bon », déclarait le leader de la formation UAE Team Emirates, dans une formule frôlant l’euphémisme, en conférence de presse avant le départ.
Le coureur de 27 ans rappelait tout de même que de « solides rivaux » allaient partager sa route. Pourtant, ni le Britannique Tom Pidcock (Q36.5), lauréat de l’épreuve en 2023 et deuxième l’an passé, ni l’Américain Matteo Jorgenson et son coéquipier belge Wout van Aert (Visma-Lease a Bike), ni la nouvelle sensation du peloton Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM), 19 ans, n’ont été en mesure de l’inquiéter.
Comme souvent quand le quadruple vainqueur du Tour de France est au départ d’une course, la véritable lutte se joue pour les accessits. Et c’est Paul Seixas qui s’est offert la deuxième place, déposant le Mexicain Isaac del Toro (UAE Team Emirates), troisième, dans la dernière ascension. Un autre Français, Romain Grégoire, prend la quatrième place.
Un final indécis chez les femmes
Quelques heures plus tôt, c’est la Suissesse Elise Chabbey qui s’est imposée chez les femmes, signant sa sixième victoire en carrière. Contrairement à la course masculine, l’issue de l’épreuve fut, longtemps, indécise. C’est dans les derniers mètres de l’ascension de la Via Santa Caterina que la coureuse de la formation FDJ-Suez a fait la différence, pour passer en tête juste avant l’arrivée sur les pavés de la Piazza del Campo. Elle devance sur la ligne la Polonaise Kasia Niewiadoma (Canyon-SRAM-zondacrypto), deuxième, et l’Allemande Franziska Koch, sa coéquipière au sein de l’équipe française, troisième.
Cette édition 2026 aura été marquée par les mésaventures des favorites, dont Demi Vollering, vainqueure à Sienne en 2023 et en 2025, mais seulement vingtième samedi. La Néerlandaise, leader de la FDJ-Suez, a d’abord été victime d’une crevaison à 38 km de l’arrivée. Puis, elle a été piégée par une erreur d’itinéraire quand le groupe où elle se trouvait, dans lequel figurait également la Belge Lotte Kopecky (SD Worx), sacrée en 2022 et en 2024 sur la classique italienne, a suivi un motard sur un chemin ne figurant pas dans le parcours.
La Française Pauline Ferrand-Prévot, lauréate du dernier Tour de France et troisième en Toscane en 2025, a pour sa part perdu du temps en raison d’un ennui mécanique dans le Tolfe… avant de faire la même erreur d’itinéraire que Demi Vollering. Elle a franchi la ligne à la vingt-neuvième place, plus de 6 minutes et 30 secondes après Elise Chabbey.









6 commentaires
Production mix shifting toward Sport might help margins if metals stay firm.
Good point. Watching costs and grades closely.
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Uranium names keep pushing higher—supply still tight into 2026.
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Nice to see insider buying—usually a good signal in this space.