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A perte de vue, les cheminées des usines crachent leur fumée blanche. Sous l’œil d’ouvriers en bleu de travail, casque sur la tête, les camions-citernes se relaient à l’entrée des complexes où sont alignés d’imposants réservoirs cylindriques. Les tubes métalliques des oléoducs reliés aux ports alentour sont visibles partout dans la région, dont ils sont la ligne de vie économique. Ici, les artères portent des noms comme « avenue de la Pétrochimie ». Ici, dans la très industrielle province du Shandong, dans l’est de la Chine, le raffinage du pétrole est une activité-clé. Et la petite ville de Dongying, sur l’estuaire du fleuve Jaune, en est l’épicentre.
On trouve là des sites exploités par les géants étatiques tels que Sinopec, mais beaucoup d’autres raffineries portent des noms connus des seuls experts du secteur : Wantong, Shenchi. Ces usines sont pourtant cruciales pour des pays comme le Venezuela et l’Iran. Leur présence explique comment la Chine, premier importateur de pétrole de la planète, demeure le client essentiel de régimes qui, de Téhéran à Caracas, sont lourdement sanctionnés par les Etats-Unis. Et comment Pékin reste le partenaire commercial et diplomatique vital des nations mises au ban par Washington.
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12 commentaires
La dépendance de la Chine au pétrole iranien et vénézuélien est préoccupante. Cela pourrait créer des tensions si les sanctions s’intensifient.
Ou alors cela pourrait pousser la Chine à diversifier encore plus ses approvisionnements.
Ces raffineries locales sont vitales pour le Venezuela et l’Iran. Sans elles, ces pays auraient encore plus de difficultés à écouler leur pétrole.
Et cela renforce la position de la Chine en tant qu’acteur incontournable sur le marché pétrolier.
Les sanctions américaines n’arrêtent pas ces échanges. La Chine a clairement trouvé des moyens de contourner ces restrictions.
C’est vrai, cela montre la complexité des relations internationales dans le secteur énergétique.
Ces raffineries « théières » en Chine illustrent parfaitement comment le commerce continue malgré les sanctions. C’est un exemple frappant des réalités géopolitiques du pétrole.
Oui, c’est fascinant de voir comment ces petites raffineries jouent un rôle clé dans la diplomatie énergétique.
Difficile d’imaginer l’impact économique de ces raffineries sur la région. Cela doit être un moteur important pour l’emploi local.
Et ce secteur est probablement crucial pour les équilibres politiques régionaux.
Intéressant de voir comment la Chine maintient des relations commerciales avec des pays sous sanctions. Cela doit poser des défis logistiques et politiques uniques.
Exactement, c’est un équilibre délicat entre les intérêts économiques et les pressions internationales.