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Une lycéenne de 17 ans, victime de harcèlement scolaire selon ses parents, s’est suicidée mardi 13 janvier en gare de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, a déclaré jeudi le procureur de Meaux dans un communiqué.
Selon le magistrat, Jean-Baptiste Bladier, la famille a expliqué à la police que la jeune fille avait été victime de harcèlement scolaire depuis décembre et « qu’à la rentrée de janvier la situation ne s’était pas améliorée, bien que les élèves susceptibles d’être les auteurs des faits de harcèlement avaient été convoqués par la direction de l’établissement ».
Toujours selon la famille, la « jeune femme avait été elle-même convoquée par le chef d’établissement le jour de son décès » et, « au cours de cet entretien, l’intéressée avait été renvoyée à sa propre part de responsabilité dans les faits ».
Situation de harcèlements multiples
Le parquet a ouvert deux enquêtes : une pour déterminer les causes de la mort et la seconde, « dans le cadre d’une enquête préliminaire, du chef de harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider », infraction pour laquelle la peine encourue est de dix ans.
Selon M. Bladier, depuis la mort de l’adolescente, « le personnel de direction de l’établissement est victime, notamment sur les réseaux sociaux, de menaces violentes, tandis que des rassemblements sont organisés devant le lycée, tant à l’initiative de la famille de la défunte, que de tiers ».
« D’autre part, des élèves susceptibles d’être impliqués dans les faits subis par la défunte sont eux-mêmes victimes de faits de harcèlement », a ajouté le chef du parquet, annonçant l’ouverture de deux autres enquêtes préliminaires, l’une pour menaces envers une personne exerçant une fonction publique et la seconde pour harcèlement moral.
Dans son communiqué, le procureur a déploré « une possible instrumentalisation de ces faits humainement dramatiques » et a souligné que « les investigations démarrent à peine » et qu’elles seront « complexes ».










7 commentaires
On ne peut pas s’empêcher de se demander pourquoi des mesures efficaces n’ont pas été prises plus tôt dans cet établissement.
C’est une question que beaucoup se posent, effectivement.
C’est incroyablement triste d’apprendre cette nouvelle. Le harcèlement scolaire doit être traité avec la plus grande urgence.
Totalement d’accord, il y a trop de cas qui finissent tragiquement.
Une enquête approfondie est nécessaire pour comprendre ce qui a mal fonctionné et éviter que cela ne se reproduise.
Absolument, il faut des réponses rapides et des solutions concrètes.
Hélas, les enquêtes prennent souvent trop de temps, et les victimes n’ont pas ce luxe.