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Petit, pour l’éloigner des rues dangereuses de leur quartier populaire de Bucarest, ses parents (un père chauffeur de taxi, une mère travaillant à l’usine d’électricité) envoyaient l’enfant les week-ends et les vacances dans la famille à la campagne. Plus tard, adolescent, Marius Andrei Alexe se lança dans le hip-hop. En 2009, le jeune Marius alias Mc Bean écume la scène underground roumaine, et comme tout bon sampler, il utilise tout ce qui lui tombe sous la main, et notamment des musiques traditionnelles : « J’ai commencé par des musiques japonaises, puis européennes et enfin – comme une évidence aussi invisible que des lunettes posées sur votre nez –, la musique roumaine. »

C’est alors qu’il se dit qu’il aurait bien aimé aussi chanter dans un chœur de musique traditionnelle, comme celle qu’il écoutait autrefois à la campagne, pas ce folklore qui sature les chaînes de télévision de son pays, mais cette musique capable de vous retourner une salle des fêtes, de chavirer un cœur, ou de vous donner de l’énergie à bouffer un ours…

« Comme je ne trouvais pas de groupe, j’ai décidé de le faire seul », raconte le grand escogriffe à la voix douce. Et c’est ainsi qu’est né Subcarpați (prononcer « subcarpatchs » : en roumain, le « i » en fin de mot est muet et une cédille sous le « t » se prononce « ch »), l’un des groupes les plus populaires aujourd’hui en Roumanie.

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7 commentaires

  1. Interesting update on Subcarpati, une musique roumaine endiablée pour chasser le démon. Curious how the grades will trend next quarter.

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