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A mesure que le scrutin présidentiel de 2027 se rapproche, les chances, déjà faibles, d’une révision constitutionnelle qui instaurerait le futur « Etat de la Nouvelle-Calédonie » s’évanouissent complètement. Pourtant, en recevant les formations politiques du territoire, vendredi 16 janvier, à l’Elysée pour « ouvrir de nouvelles perspectives politiques » et « continuer d’avancer sur la stabilisation de ses institutions », le président de la République agit comme si une telle entreprise politique était encore possible au Parlement. Emmanuel Macron veut « faire de 2026 une année utile », a précisé l’Elysée mercredi, avant ce énième round de discussions, conduit par un chef de l’Etat qu’on dit lassé d’un dossier calédonien encalminé depuis 2021.

Les signataires indépendantistes et non indépendantistes de l’accord de Bougival du 12 juillet 2025, à l’exception du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), qui l’a, depuis, rejeté et ne s’est pas déplacé à Paris, se retrouveraient donc pour élaborer « d’ici lundi » un « document complémentaire ». Celui-ci serait inclus par amendement au projet de loi constitutionnelle que l’exécutif a présenté mi-octobre 2025 au conseil des ministres. L’Elysée parle d’un « point d’étape » visant à obtenir des « éclaircissements », des « clarifications », des « explications », des « interprétations ». Et « si la loi constitutionnelle est adoptée, une consultation de la population calédonienne aura lieu, et ensuite des élections provinciales (…) qui pourraient être repoussées à l’horizon du mois de septembre 2026 », pour la quatrième fois.

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