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Après le tourisme japonais, l’industrie subit l’ire d’une Chine furieuse des prises de position nippones sur Taïwan. Les mardi 6 et mercredi 7 janvier, Pékin a annoncé l’interdiction des exportations vers l’archipel des produits à double usage, civil et militaire, qui incluent les terres rares, et l’ouverture d’une enquête sur les importations de dichlorosilane japonais, un gaz essentiel à la production des semi-conducteurs. Le détail de ces « sanctions » n’est pas encore dévoilé, mais pour le principal porte-parole du gouvernement japonais, Minoru Kihara, elles sont « absolument inacceptables ». Tokyo a protesté officiellement.

Pékin a justifié cette décision par la nécessité de « préserver la sécurité nationale » et de « respecter les obligations internationales notamment pour la non-prolifération ». Le ministère chinois du commerce a précisé qu’il s’agissait de représailles aux propos de la première ministre, Sanae Takaichi, qui a déclaré, le 7 novembre 2025, qu’une crise à Taïwan représenterait une « menace existentielle » pour le Japon.

Intolérable pour la Chine, qui y voit une « ingérence flagrante » dans ses affaires intérieures, exige le retrait de ces propos et multiplie les mesures de rétorsion. Ses ressortissants sont « invités » à ne plus se rendre au Japon, et ses compagnies aériennes, à réduire les vols entre les deux pays. L’interdiction des importations de fruits de mer japonais a été rétablie.

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