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Sanofi, le géant pharmaceutique français, a reçu mardi 25 novembre une visite inattendue à son siège social parisien : une trentaine d’officiers fiscaux judiciaires de l’Office national antifraude (ONAF), de deux magistrats du Parquet national financier (PNF) et trois assistants spécialisés sont venus mener une perquisition dans les locaux.
Selon les informations du Monde, confirmées par le PNF, Sanofi est au cœur d’une enquête préliminaire ouverte depuis janvier 2024 pour « blanchiment de fraude fiscale », « blanchiment de fraude fiscale en bande organisée ou aggravée » et « association de malfaiteurs ». Contacté, le groupe pharmaceutique affirme qu’il a, « comme de nombreuses autres entreprises, (…) eu recours (…) à un dispositif de financement proposé par la Société générale dans le cadre d’une opération d’acquisition réalisée il y a plus de dix ans, dispositif qui fait aujourd’hui l’objet d’investigations par le Parquet national financier. (…) Le groupe considère avoir respecté l’ensemble des lois et règles applicables dans ce dossier (…), réserve tous ses droits et coopérera avec les autorités ».
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8 commentaires
Une enquête préliminaire ouverte depuis janvier 2024, ça en dit long sur la complexité de cette affaire.
Sanofi a-t-il vraiment coopéré dès le début, ou a-t-il attendu ces perquisitions ?
La durée des investigations suggère que les preuves doivent être soigneusement examinées.
Le recours à un dispositif financier controversé par la Société générale il y a plus de dix ans, ça laisse perplexe.
Les entreprises devraient être plus vigilantes sur les partenaires financiers qu’elles choisissent.
Si ce dispositif était légal à l’époque, pourquoi une enquête aujourd’hui ?
Sanofi affirme avoir respecté la loi, mais les perquisitions montrent que les autorités ne sont pas du même avis.
Les autorités n’agiraient pas sans éléments sérieux, même si elles doivent rester prudentes.