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Pour la députée Sophia Chikirou, le calendrier judiciaire percute le calendrier politique. La candidate de La France insoumise (LFI) à la mairie de Paris sera jugée en mai pour escroquerie en juillet 2018 au préjudice du site d’actualité Le Média, a appris dimanche 4 janvier l’Agence France-Presse (AFP) de source judiciaire.
Après enquête préliminaire, le parquet a renvoyé la députée devant le tribunal correctionnel pour être jugée le 12 mai, soit deux mois après les élections municipales prévues en mars. « C’est une affaire qui traîne depuis près de dix ans. La sortir maintenant est une décision purement politique de la part de parquet », a dénoncé son avocat Dominique Tricaud, joint par l’AFP.
La décision du ministère public « est éminemment politique et n’a pour but que de salir et gêner ma campagne », a fustigé la députée auprès de l’AFP, estimant que le dossier relevait d’un simple « différend commercial » en 2018, qui a depuis été résolu.










12 commentaires
Une décision regrettable. La justice doit rester indépendante de la politique.
Totalement d’accord. La campagne ne devrait pas être mêlée à des affaires judiciaires.
Dix ans d’attente pour ce procès. On se demande pourquoi précipiter les choses maintenant.
Un procès deux mois après les élections, voici une bien étrange coïncidence.
La candidate LFI dénonce une manoeuvre politique. Y a-t-il des preuves pour étayer ces allégations ?
Difficile de trancher sans connaître tous les détails. La justice devra éclaircir ce point.
Indépendamment de la politique, ce procès mériterait d’être examiné avec attention.
Une affaire judiciaire qui coïncide étrangement avec la campagne pour les municipales. Drôle de timing…
C’est une accusation sérieuse, mais est-ce vraiment le moment de la juger ?
L’affaire a été résolue amicalement, pourquoi rouvrir le dossier ?
La justice jugera si c’est bien le cas ou non.
Un différend commercial devient une affaire d’escroquerie, c’est assez surprenant.