Listen to the article
Un large sourire trône sur le visage de Mikaela Shiffrin, à l’arrivée de la deuxième manche du slalom aux Jeux olympiques (JO) de Milan-Cortina, mercredi 18 février, au pied de la piste Olimpia delle Tofane. L’Américaine de 30 ans a de quoi jubiler : avec plus d’une seconde d’avance sur la Suissesse Camille Rast (2ᵉ) et la Suédoise Anna Swenn-Larsson (3ᵉ), elle vient de décrocher le troisième titre olympique de sa carrière, le premier depuis huit ans.
« C’est fou, il y a tant d’émotions quand on franchit la ligne d’arrivée et je suis toujours un peu lente à réaliser ce que j’ai accompli. (…) Partager tout ça avec ma famille, avec ma mère, avec mon père [décédé en 2020], c’est très émouvant. C’est comme un nouveau départ, je suis fière et très reconnaissante de ce que j’ai réalisé », s’est-elle félicitée après la course au micro d’Eurosport.
Quelques minutes plus tôt, en haut de la piste, l’octuple championne du monde de ski alpin, légende de sa discipline, affichait un visage impassible. Et ce, malgré une première manche largement dominée. Mikaela Shiffrin est trop expérimentée pour ignorer que la victoire n’est jamais jouée d’avance. Quelques secondes avant de s’élancer du sas de départ, l’erreur de Lena Dürr vient le lui rappeler : l’Allemande a malencontreusement enfourché dès la première porte.
Le cauchemar des Jeux de Pékin
Lancée à son tour, la native du Colorado ne flanche pas et décroche la médaille d’or du slalom, douze ans après son premier sacre dans la discipline, acquis à Sotchi (Russie), en 2014. L’Américaine n’a alors que 18 ans et semble promise à de nombreux autres titres olympiques, à la hauteur de ses performances dans les autres compétitions internationales. En Coupe du monde de ski alpin, elle compte notamment 108 victoires et cinq gros globes de cristal.
En réalité, les JO lui ont souvent joué des tours. Avant son arrivée en Italie pour ces Jeux, Mikaela Shiffrin ne comptait « que » deux titres olympiques – en slalom à Sotchi, et en slalom géant à Pyeongchang (Corée du Sud) – et une médaille d’argent en combiné, en 2018. Il y a quatre ans, à Pékin, l’Américaine avait même connu une véritable déroute, malgré sa participation à six épreuves.
En Chine, elle avait commis des erreurs qui l’avaient disqualifiée sur le slalom, le slalom géant et en combiné, ses disciplines de prédilection. En descente et en super-G, épreuves de vitesse dans lesquelles elle n’a jamais été dominante dans la durée, elle avait terminé 18ᵉ et 9ᵉ. Elle ne s’était finalement approchée du podium que sur le combiné par équipes, terminant à la 4ᵉ place.
« J’ai fait mon ski »
« Je me sens assez mal. Mais je vais m’en remettre, même si c’est compliqué maintenant », déclarait-elle à l’issue de ces JO ratés dans les grandes largeurs. En Italie, avec un programme moins chargé qu’à Pékin – elle n’a disputé que trois épreuves –, Mikaela Shiffrin comptait étoffer son palmarès olympique. Mais elle avait vu sa première chance s’envoler sur le combiné alpin par équipes, le 10 février, en réalisant une manche très décevante sur le slalom, alors que la médaille d’or semblait promise au duo qu’elle formait avec la descendeuse Breezy Johnson.
Cinq jours plus tard, elle terminait seulement 11ᵉ du slalom géant. Après cette huitième course d’affilée aux JO sans podium, Mikaela Shiffrin ne souhaitait pas se laisser atteindre par ce que manque de réussite et une prétendue malédiction. Elle pouvait aborder sa dernière épreuve avec confiance : en slalom, cette saison, l’Américaine a remporté sept des huit étapes de la Coupe du monde. « Aujourd’hui, je voulais faire deux belles manches et j’ai fait mon ski », savourait-elle, un jour où le destin olympique lui a enfin souri.









12 commentaires
Interesting update on Ski alpin aux JO 2026 : Mikaela Shiffrin, sacrée sur le slalom, met fin à sa disette olympique. Curious how the grades will trend next quarter.
Nice to see insider buying—usually a good signal in this space.
Good point. Watching costs and grades closely.
Good point. Watching costs and grades closely.
I like the balance sheet here—less leverage than peers.
Good point. Watching costs and grades closely.
If AISC keeps dropping, this becomes investable for me.
Uranium names keep pushing higher—supply still tight into 2026.
Good point. Watching costs and grades closely.
Exploration results look promising, but permitting will be the key risk.
The cost guidance is better than expected. If they deliver, the stock could rerate.
Good point. Watching costs and grades closely.