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Tant qu’il l’a pu, Anatoly Osmolovsky, né à Moscou en 1969, est demeuré en Russie où, depuis la fin des années 1980, il était l’une des figures principales de la création artistique libre, entre poésie, performance et activisme critique. Ses interventions de rue semaient le trouble, tant dans l’esprit de ses concitoyens que dans celui des autorités. On le vit en 1993 se hisser sur la statue monumentale de Maïakovski et, en 1999, déployer une banderole face au mausolée de Lénine où était écrit « Contre tout ».

Il était surveillé, mais toléré, peut-être parce qu’il a participé à des manifestations internationales majeures, la Biennale de Venise (1993) ou Documenta 12 de Kassel (2007). Mais, le 23 mars 2024, deux ans après le début de l’offensive contre l’Ukraine, le FSB a perquisitionné son atelier et, peu après, fermé de force l’institut de formation artistique Baza, qu’il avait fondé en 2011 avec la cinéaste Svetlana Baskova, son épouse. Le lendemain de la perquisition, ils quittaient la Russie.

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11 commentaires

  1. La fermeture forcée de l’institut Baza montre la fragilité des espaces de liberté en Russie aujourd’hui. Un coup dur pour la création artistique indépendante.

  2. Pierre F. Dubois le

    L’art activiste comme celui d’Osmolovksy remplit un rôle essentiel dans les société sous contrôle. Espérons qu’il puisse continuer son travail ailleurs.

  3. Claire Richard le

    Une figure majeure de l’art russe qui a su allier critique sociale et expression artistique. Son départ forcé est une perte pour la scène culturelle.

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