Listen to the article

0:00
0:00

Quoi de commun entre Marcel Broodthaers, Kurt Schwitters, Jean Dubuffet, On Kawara et Marcel Duchamp ? Tous ont, fréquemment ou plus rarement, introduit chiffres et lettres dans leurs dessins, peintures ou collages. Et tous se retrouvent pour cette raison en compagnie d’une vingtaine d’autres artistes et écrivains du XXe siècle, dans cette exposition qui ferait le bonheur de n’importe quel musée.

Nombre de ces œuvres sont placées sous le signe de l’ironie, de l’absurde ou de la parodie. Quand Dubuffet fait un tableau tout gris avec pour seul motif son prénom et son nom en lettres capitales tremblées, il traite par la dérision ses marchands et ses amateurs qui veulent vendre ou acheter « du Dubuffet », placement financier sûr. Quand Edward Kienholz calligraphie à l’aquarelle For $ 465.000, c’est la même idée satirique qui le porte, laquelle se retrouve autrement réalisée chez Robert Filliou et Ben.

Mais il y a aussi, sur les mêmes murs, des œuvres qui étaient expérimentales quand elles furent créées, entre cubisme et dadaïsme : celles de Suzanne Duchamp, Jean Crotti, Francis Picabia ou Man Ray. S’y ajoutent un ensemble de lettristes, avec Isidore Isou et Maurice Lemaître, et un deuxième autour d’André Breton, tout aussi remarquable.

Il vous reste 14.69% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

6 commentaires

  1. Chloé Moreau le

    Les curateurs de cette exposition ont réussi à rassembler des œuvres iconiques qui repoussent les frontières de l’art. Une sélection audacieuse qui méritait d’être exposée.

  2. Chloé Bernard le

    Un intérêt particulier pour Kienholz et sa critique des systèmes financiers. Son œuvre interroge la valeur de l’art dans une société capitaliste.

  3. Chloé Richard le

    L’exclusion des lettristes semble étrange. Leurs œuvres, comme celles d’Isou, pourraaient ajouter une dimension supplémentaire à cette exposition déjà riche.

  4. Les œuvres de Suzanne Duchamp sont moins connues mais tout aussi intrigantes. Dommage qu’elles ne soient pas plus mises en avant dans les médias.

  5. On remarque une tendance marquée à l’ironie et à la parodie dans plusieurs pièces, comme chez Dubuffet. Une approche provocante qui reflète les courants artistiques de l’époque.

  6. Camille Robert le

    Les artistes présentés utilisent les chiffres et les lettres pour défier les conventions, créant des œuvres qui mêlent humour et profondeur. Une exposition fascinante qui montre comment l’art peut transcender les limites traditionnelles.

Laisser une réponse