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Rendez-vous avait été donné, à la mi-septembre, dans une salle d’escalade du sud de Paris. Sébastien Bouin était déjà tout entier tourné vers son prochain projet : partir à l’assaut de la voie la plus difficile d’Asie, dans la province chinoise du Guangxi (Sud-Est), à laquelle il s’attelle à partir de mercredi 12 novembre. Dans ce contexte, pas question de manquer une séance de préparation, même lors d’un passage éclair dans la capitale.

Ses doigts calleux portent la marque des entraînements. Ses avant-bras puissants et son habileté à enchaîner les ascensions les plus complexes trahissent son expérience. Cependant, ce jour-là, le falaisiste varois de 32 ans, l’un des meilleurs du monde, passerait presque inaperçu parmi la foule de grimpeurs. Qu’importe. « Je ne cours pas après la célébrité », assure-t-il au Monde.

L’inscription de l’escalade au programme olympique, en 2021 à Tokyo, et la prolifération de structures spécifiques en zones urbaines ont permis à ce sport aux multiples facettes de gagner en popularité. Mejdi Schalck et Oriane Bertone en sont les visages français. Des spécialistes du bloc, variante représentée aux Jeux et qui se décline en intérieur. Mais Sébastien Bouin, lui, reste particulièrement attaché au plein air et aux grands espaces. « Ma pratique est plus autonome et sauvage que portée par une institution, ce qui est pour moi l’esprit à la base de l’escalade », explique-t-il.

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9 commentaires

  1. Sophie Y. Martin le

    L’escalade, un sport de plus en plus populaire, pourrait attirer de nouveaux sponsors. Bonne opportunité pour les grimpeurs professionnels.

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