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Tous les mois, Bastien (son prénom a été modifié) consulte son psychiatre à l’hôpital Saint-Anne, à Paris. Ce trentenaire, dont la schizophrénie est stabilisée, en profite pour rendre visite dans le bureau voisin à Dalila Hakem, attachée de recherche clinique à l’Institut de neuromodulation, afin d’enregistrer sa voix. Une démarche volontaire réalisée « pour aider la science à avancer », dit-il.
Smartphone en main, Bastien va suivre, en dix minutes chrono, les indications qui apparaissent à l’écran : « Maintenir la voyelle A le plus longtemps possible ; répéter “hé ho” en modulant le volume de la voix ; raconter vos dernières vingt-quatre heures ; raconter une expérience négative », etc. Ces exercices vocaux sont enregistrés sur l’application Callyope, du nom de la start-up française qui a conclu en octobre 2024 un accord de recherche avec le groupe hospitalo-universitaire Paris psychiatrie et neurosciences pour avoir accès aux données cliniques de ce centre de soin.
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6 commentaires
Je me demande quelles sont les limites de cette technologie. Est-ce que les résultats sont toujours fiables à 100% ?
C’est une question pertinente. Il faut toujours être prudent avec les nouvelles technologies médicales.
Intéressant de voir comment l’IA peut être utilisée dans le domaine de la santé mentale. Cela pourrait vraiment changer la donne pour les patients comme Bastien.
La voix est vraiment un indicateur puissant de l’état mental. J’espère que cela aidera à prévenir des rechutes chez les patients.
Oui, la voix est souvent négligée dans les diagnostics, c’est une avancée prometteuse.
Je suis sceptique quant à l’efficacité de ces exercices vocaux. A-t-on des preuves concrètes que cela fonctionne ?