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Le 26 janvier 2024, le premier ministre d’alors, Gabriel Attal, costume-cravate, ses fiches posées sur une botte de paille, avait tenté d’éteindre les feux de la contestation agricole qui s’exprimait depuis plusieurs semaines en désignant un principal responsable – les normes, particulièrement environnementales – et déroulait une dizaine de mesures dites de « simplification ». Ce faisant, le chef du gouvernement assurait pourtant « ne pas comprendre celles et ceux qui opposent la défense de nos agriculteurs et la défense de l’environnement ».

Près de deux ans plus tard, le 5 décembre 2025, la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, redisait à son tour au marché de Rungis (Val-de-Marne) : « Agriculture et environnement ne s’opposent pas. » Devant un mur de cagettes de fruits et légumes, la ministre prévenait toutefois sur un ton martial que « la guerre agricole se prépare » dans un contexte géopolitique tendu et appelait à « lutter contre les tentations de la décroissance ». Face aux « thuriféraires du décadentisme », elle fixait alors la relance de la production agricole comme objectif cardinal de son action.

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