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Reza Pahlavi, fils de l’ancien chah et qui vit en exil aux Etats-Unis, a appelé Donald Trump à « aider » le peuple iranien, samedi 14 février, jugeant qu’il était « temps d’en finir avec la République islamique ».

« Le peuple iranien vous a entendu dire que l’aide était en route, et il a foi en vous. Aidez-le, et l’histoire vous placera aux côtés non seulement de la nation iranienne, mais aussi des plus grands héros du monde », a lancé M. Pahlavi à l’adresse du président américain, dans un point de presse tenu à la Conférence de Munich sur la sécurité. « Il est temps d’en finir avec la République islamique. C’est la revendication qui résonne du bain de sang de mes compatriotes, qui ne nous demandent pas de réformer le régime, mais de les aider à l’enterrer », a ajouté cette figure de l’opposition iranienne exilée à New York.

Depuis trois jours, alors que les Etats-Unis s’apprêtent à déployer un deuxième porte-avions dans le Golfe, Reza Pahlavi multiplie les appels à la mobilisation contre le pouvoir iranien. Dans un message publié sur X, jeudi, il a appelé les Iraniens de l’intérieur, « les soirs des 14 et 15 février à 20 heures, à faire entendre [leurs] voix et à scander des slogans des maisons et des toits », pour poursuivre le vaste mouvement de contestation.

Trump évoque ouvertement un renversement du pouvoir en Iran

Vendredi, M. Pahlavi avait renouvelé son appel à une « intervention » étrangère en Iran. Parallèlement, des rassemblements étaient prévus samedi à Munich (Allemagne), où près de 250 000 de ses partisans étaient réunis, Toronto (Canada) et Los Angeles (Etats-Unis) contre la sanglante répression qui a étouffé une vaste vague de contestation au début de janvier en Iran.

Donald Trump, qui oscille entre appels à une issue négociée et menaces militaires, a évoqué ouvertement, vendredi, un renversement du pouvoir en Iran. « Il semble que ce serait la meilleure chose qui puisse arriver », a-t-il répondu à des journalistes l’interrogeant sur un éventuel « changement de régime ». Il avait brandi la menace d’une intervention militaire en Iran compte tenu de la répression des manifestations. Il a ensuite continué de menacer Téhéran pour pousser à un règlement diplomatique portant notamment sur le programme nucléaire iranien.

Des organisations de défense des droits humains alertent sur le fait que des milliers de manifestants ont été tués.

Les autorités iraniennes ont imputé la responsabilité des violences de janvier à des « émeutiers » instrumentalisés, selon elles, par les Etats-Unis et Israël, ennemis jurés du pays.

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