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Pour l’Ukraine, l’épreuve n’est pas pire que celle de l’invasion de 2022, lorsque les soldats de Moscou étaient arrivés aux portes de Kiev, menaçaient Kharkiv et tentaient d’avancer vers Odessa, mais elle est différente, et peut-être tout autant existentielle. L’année 2025, quatrième année de résistance à l’invasion russe et douzième année de conflit armé depuis la révolution de Maïdan, a été marquée par le retour de Donald Trump, le président américain, sur la scène internationale, et par l’agitation diplomatique qu’il a provoquée.

Si l’hôte de la Maison Blanche n’est parvenu à mettre fin à la guerre ni « en vingt-quatre heures », comme il l’avait annoncé durant sa campagne électorale, ni dans les mois qui ont suivi, il a réussi à se placer au centre du jeu diplomatique, à coups de déclarations tonitruantes et de propositions de paix reprenant peu ou prou les souhaits du moment de Moscou, même si elles restent très éloignées de la volonté du président russe, Vladimir Poutine, de conquête totale de l’Ukraine.

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