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Un anéantissement. Lorsque des journalistes internationaux, dont Le Monde, sont autorisés, début octobre, à pénétrer quelques heures dans la ville de Gaza avec l’armée israélienne, alors que l’Etat hébreu continue de bombarder l’enclave palestinienne nuit et jour et d’interdire toute entrée libre de médias, la vision est celle d’une désolation absolue, confirmant que, sauf dans quelques quartiers, la bande de Gaza a été presque totalement détruite, des villes entières ont été rasées, les populations déplacées, blessées ou tuées. « Plus de 10 % des 2,2 millions d’habitants de Gaza ont été tués ou blessés », a reconnu, en septembre, l’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, Herzi Halevi, en poste jusqu’en mars, validant les estimations globales données par le ministère de la santé de l’enclave.

Le bilan humain continuera longtemps de hanter le Moyen-Orient et de façonner son avenir. Plus de 25 000 Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne pour la seule année 2025, la plus meurtrière depuis le début du conflit, malgré deux cessez-le-feu, entre janvier et mars puis après le 10 octobre. Ces morts s’ajoutent à ceux comptabilisés en 2024 (23 000 directement imputables à la guerre) et en 2023 (22 000 en trois mois). Soit plus de 70 000 décès au total recensés par le ministère de la santé, contrôlé par le Hamas, dont les estimations sont jugées fiables par les organisations internationales. Plus de 171 000 blessés, dont des milliers d’amputés, s’ajoutent à ce bilan.

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