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« Repousser le désordre. » Sur le perron de l’Hôtel de Matignon, le 23 décembre 2025, Sébastien Lecornu lance la formule en pleine impasse budgétaire pour qualifier « la ligne du gouvernement ». Une expression à double tranchant. Car l’exécutif retrouve en ce début d’année, les urgences irrésolues au quatrième trimestre de la précédente. Le voilà rattrapé par l’absence de budget pour 2026, faute d’accord entre l’Assemblée nationale et le Sénat dans les délais constitutionnels impartis ainsi que la crise agricole, ravivée par le virus de la dermatose bovine et la ratification probable du traité de commerce entre l’Union européenne (UE) et les pays sud-américains du Mercosur, le lundi 12 janvier.
Le soutien au monde agricole incarne la mère des batailles pour Sébastien Lecornu. Le premier ministre reçoit de nouveau les syndicats agricoles dès lundi 5 janvier, avant la tenue d’une réunion interministérielle à Matignon, mardi.
A la veille de ces rencontres, le chef du gouvernement s’est fendu d’une lettre ouverte aux agriculteurs pour marquer le coup. « Nous devons avoir des solutions sur le long terme ; et donc défendre une vision », écrit-il. Or, « les sujets et les calendriers se superposent entre la gestion de la dermatose, le Mercosur, la négociation de la PAC [politique agricole commune] et la hausse du prix des engrais », rappelle-t-on à Matignon pour mieux souligner la difficulté de la tâche.
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21 commentaires
Sans budget, comment le gouvernement compte-t-il gérer les urgences agricoles et économiques ?
C’est une situation explosive, les décideurs doivent agir vite.
Une lettre ouverte aux agriculteurs, c’est bien, mais des solutions concrètes seraient encore meilleures.
Vraiment, les promesses ne nourrissent pas les fermes.
Les retards dans le budget reflètent une instabilité politique préoccupante.
L’exécutif doit retrouver sa crédibilité sur les questions économiques.
La crise agricole rappelle combien l’agriculture est vulnérable face aux maladie et aux accords commerciaux.
Les politiques doivent mieux protéger les agriculteurs contre ces risques.
La crise agricole montre l’importance de soutenir nos producteurs locaux. Espérons des décisions rapides.
Les aides doivent être ciblées et efficaces, pas prolonger des mesures inefficaces.
La situation est critique, mais Lecornu a-t-il les moyens politiques de convaincre l’opposition ?
Avec les divisions actuelles, ce sera un défi de taille.
Cette situation budgétaire est inquiétante. Comment le gouvernement compte-t-il résoudre ce problème sans aggraver la dette publique ?
Les retards dans l’adoption du budget montrent un manque de coordination inquiétant.
La priorité devrait être une meilleure gestion des dépenses plutôt qu’une augmentation des taxes.
La dermatose bovine et le traité avec le Mercosur compliquent la tâche du gouvernement. Comment concilier protection et ouverture économique ?
Des compromis sont nécessaires, mais les agriculteurs ne doivent pas être sacrifiés.
La crise agricole est un véritable défi pour Lecornu. Les mesures annoncées seront-elles suffisantes pour calmer les tensions ?
Il faudrait des actions concrètes, pas juste des déclarations.
Repousser le désordre budgétaire ne résoudra pas les problèmes. Il faut des mesures courageuses.
La rigueur budgétaire est nécessaire, mais elle ne doit pas étouffer l’économie.