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En politique, « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». La maxime attribuée en 1988 au premier ministre Jacques Chirac fait toujours loi dans l’exercice du pouvoir. Ainsi, l’actuel chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, s’était engagé à nommer avant le 22 février, soit le début de la période de réserve à laquelle doit s’astreindre le gouvernement durant la campagne des élections municipales, les ministres dont le départ s’imposait.

Les remplaçants de la ministre de la culture, Rachida Dati, en lice pour la Mairie de Paris, et de Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l’autonomie et des personnes handicapées, qui retourne à l’Assemblée nationale afin d’éviter une élection législative partielle dans le Nord si son suppléant, Jean Moulliere, candidat à la mairie de Templeuve-en-Pévèle, venait à être élu, étaient attendus au plus tard ce dimanche. Finalement, l’« ajustement gouvernemental » sera dévoilé au plus tôt mercredi 25 février, selon Matignon.

La raison invoquée ? Le dépôt d’une motion de censure, attendue cette semaine, par le Rassemblement national (RN) qui conteste le contenu de la programmation pluriannuelle de l’énergie, publiée par décret le 12 février. Or, un remaniement à la veille de l’examen de cette motion aurait envoyé un message délétère à la représentation nationale, qui aurait eu tout le loisir de dénoncer le mépris de l’exécutif pour le Parlement.

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