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Difficile d’échapper à la pollution plastique quand on baigne dedans. Une étude internationale publiée lundi 17 novembre dans la revue scientifique PNAS témoigne de l’impact majeur de nos déchets sur la faune marine, qui les ingurgite au risque d’y succomber.
Les résultats, qui reposent sur l’analyse de plus de 10 400 animaux marins de 95 espèces différentes, documentent ainsi la présence de morceaux de plastique dans le tube digestif de près de la moitié des tortues, de plus d’un tiers des oiseaux et de 12 % des mammifères marins retrouvés morts et disséqués au cours des dernières décennies dans le monde. Un constat d’autant plus préoccupant qu’il est probablement sous-estimé, d’une part parce que l’étude se limite aux macroplastiques de plus de 5 millimètres, mais aussi parce que « le fait de ne pas trouver de plastique dans l’intestin d’un animal mort ne signifie pas pour autant qu’il n’en a jamais ingéré ou que sa vie n’a pas été affectée par le plastique », souligne Erin Murphy, responsable de la recherche sur la pollution plastique océanique au sein de l’ONG américaine Ocean Conservancy et première autrice de l’étude.
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9 commentaires
Je me demande quels sont les pays les plus touchés par ce phénomène. Les déchets plastiques viennent-ils surtout des côtes ou des courants marins ?
Les plastics Ebenfalls maîtriser la provenance des déchets serait crucial pour cibler les efforts de nettoyage.
Pourquoi les études comme celle-ci ne mentionnent-elles jamais les solutions potentielles ? Cela pourrait au moins orienter les actions à prendre.
Votre point est valable, mais c’est peut-être trop tôt pour des solutions, il faut d’abord prendre conscience de l’ampleur du problème.
Les macroplastiques sont déjà inquiétants, mais imaginez l’impact des microplastiques qui doivent être encore plus présents dans les organismes marins.
Exactement, et ces derniers sont plus difficiles à détecter, donc encore plus difficiles à prévenir.
Cette étude est alarmante, surtout quand on pense à la quantité de déchets plastique que nous produisons. Cela montre à quel point notre consommations a un impact direct sur la faune marine.
Effectivement, et c’est d’autant plus inquiétant que ces chiffres pourraient être bien plus élevés en réalité.
On pourrait croire que des morceaux aussi petits ne font pas de mal, mais manifestement c’est faux.