Listen to the article
La pandémie de SARS-CoV-2 est venue braquer les projecteurs sur un phénomène connu des virologues et des cliniciens, mais dont les enjeux de santé publique sont fondamentaux. Chez les personnes immunodéprimées, les infections virales se prolongent plusieurs mois, voire plusieurs années. Cela permet aux virus à ARN, dont les génomes comportent, d’une génération à l’autre, un taux élevé de mutations, d’évoluer. Des variants, qui divergent par rapport à la souche virale ayant initialement infecté le patient et qui présentent des caractéristiques leur conférant un avantage, peuvent alors apparaître et être transmis.
« C’est un sujet majeur, parce que c’est en Afrique du Sud, un pays marqué par une prévalence élevée d’infections au VIH associée à un accès limité aux traitements, que deux des variants du SARS-CoV-2, Beta et Omicron, ont émergé. Huit millions de personnes y sont en effet infectées et seules 70 % d’entre elles environ reçoivent un traitement adéquat, exposant les 30 % restantes à un risque d’immunodépression et donc d’infection persistante au SARS-CoV-2, alerte Olivier Schwartz de l’Institut Pasteur. Plusieurs équipes de recherche ont montré que des mutations s’accumulent alors progressivement dans le gène codant pour la protéine virale Spike, ciblée par les anticorps, indiquant que le virus évolue au cours de ces infections. »
Il vous reste 82.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.










18 commentaires
Ces mutations virales sont-elles répétables dans d’autres contextes ? Ou dépendent-elles spécifiquement du VIH ?
C’est une excellente question. Les mécanismes semblent similaires, mais les contextes spécifiques peuvent varier.
Les pays avec des systèmes de santé fragiles sont-ils condamnés à devenir des zones à haut risque de mutation virale ?
Cela semble malheureusement plausible, mais des efforts coordonnés pourraient changer la donne.
Quelle est l’importance relative des mutations chez les immunodéprimés par rapport à la population générale ?
Les preuves actuelles suggèrent un rôle significatif, surtout pour les virus à ARN.
Le VIH et le SARS-CoV-2 forment un cocktail dangereux. Espérons que les recherches pourront apporter des solutions.
Cette étude souligne l’urgence de combattre les inégalités d’accès aux soins. La solidarité internationale est essentielle.
L’Afrique du Sud doit faire face à un défi de taille. Peut-on espérer des progrès rapides en termes de traitements ?
Les recherches sont en cours, mais les retards dans l’accès aux soins restent un obstacle majeur.
Les mutations virales dans les populations immunodéprimées sont-elles une menace constante ou cyclique ?
Elles semblent être une menace constante, surtout dans les zones où l’accès aux soins est limité.
Ces révélations devraient alerter les décideurs politiques. La préventionidores effective que les traitements.
Absolument. Investir dans la santé publique est un choix stratégique.
Ces découvertes devraient motiver une approche plus proactive face aux pandémies futures.
Tout à fait. La prévention et la préparation sont clés.
Intéressant de voir comment les vulnérabilités humaines peuvent influencer l’évolution des virus. Cela montre à quel point la santé publique doit être une priorité mondiale.
Tout à fait d’accord. Les inégalités dans l’accès aux soins accentuent encore ces risques.