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Six années d’un éprouvant parcours d’assistance médicale à la procréation – aussi appelée procréation médicalement assistée (PMA) – et deux heures pour y mettre un terme : c’est ce que raconte Véronique (elle a requis l’anonymat, comme toutes les femmes qui témoignent). « En deux heures, on est passés, mon compagnon et moi, d’un état de tristesse infinie à l’idée que ce énième transfert d’embryon était un échec, qu’il n’y avait pas de grossesse à en attendre, à la certitude qu’on arrêterait là nos tentatives », raconte-t-elle.

Ce « là », c’est, pour cette autrice alors âgée de 45 ans, l’issue d’un long chemin ponctué de « faux espoirs ». « Le yoyo émotionnel, on le vit à chaque nouvelle tentative, et encore plus quand une grossesse démarre puis s’arrête sans que personne puisse vous expliquer pourquoi », ce qu’elle a vécu deux fois.

Alors, le 19 février 2015 – une date qu’elle ne veut pas oublier –, elle a dit stop. « J’ai eu le sentiment, ce jour-là, qu’il n’y avait plus rien à attendre médicalement, qu’on avait tout tenté : les stimulations ovariennes, les FIV [fécondations in vitro], le don d’ovocytes… Qu’on ne pouvait pas aller plus loin, sauf à passer à côté de notre vie. » Le couple déménage alors, de Montpellier à Vichy (Allier), et change de voie professionnelle. « J’étais conseillère d’orientation depuis quinze ans. J’ai repris mes études, commencé à enseigner, à écrire… Ça m’a aidée dans le processus de deuil. »

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5 commentaires

  1. Claire Thomas le

    Peut-être que la société a du mal à parler de ces échecs car elle idéalise trop la parentalité. Ça crée un silence pesant.

  2. Sophie X. Leroy le

    Les progrès en PMA sont là, mais l’accompagnement psychologique reste insuffisant. Dommage, car ces parcours sont vraiment éprouvants.

  3. Chloé Thomas le

    Un sujet difficile mais vital à aborder. Les témoignages comme celui de Véronique montrent l’importance du soutien émotionnel dans ces parcours.

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